Recours pour invalider le scrutin de Matoto : Les avocats de l’UFDG se montrent confiants

L’élection de Mamadouba Tos Camara à la tête de la Commune de Matoto, jeudi dernier sera –t-elle invalider ? C’est la grosse question que bon nombre d’observateurs s’interrogent aujourd’hui, après le recours de l’UFDG, le principal parti de l’opposition guinéenne.

Alors que le parti de Cellou Dalein Diallo, qui avait boycotter le scrutin, estimant que son candidat Kalémodou Yansané avait été élu le 15 décembre dernier, a déjà déposé un recours à la justice.

Quelle suite faudra-il attendre du tribunal de première instance Mafanco  qui a été saisi vendredi dernier?

En tout les avocats de l’UFDG se montrent confiants, tout comme le camp du RPG Arc-en-ciel, qui considère que c’est un dossier clos, après l’élection contestée de Tos Camara.

Pour Me Salifou Béavogui, l’un des avocats du parti de Cellou Dalien Diallo,  « Le droit est de notre côté et nous pensons que la justice dira le droit. C’est une requête qui a été introduite conformément aux dispositions de l’article 114 du Code électoral. L’élection qui a été organisée le 07 février 2019 n’a pas été convoquée conformément aux dispositions de la loi, notamment l’article 132 du Code des collectivités locales. Au lieu d’être convoquée par un arrêté du ministre de l’Administration du Territoire, elle a été convoquée par une simple circulaire. », regrette cet avocat qui garde l’espoir que son client sortira vainqueur de ce procès.

Ensuite, ajoute Me Béavoqui, « elle est contraire à l’arrêt de la Cour suprême. Cet arrêt avait quand même pris soin d’indiquer le tribunal qui est compétent pour examiner le recours en matière contentieuse électorale. Et, cet arrêt avait bien indiqué d’ailleurs que le tribunal de première instance est compétent, à l’exception de toute autre autorité administrative.  Autrement dit, l’annulation de l’élection du 15 décembre 2018 qui avait été prononcée par le ministre de l’Administration du Territoire et qui avait fait l’objet d’un recours pour excès de pouvoir, était tout à fait contraire à l’article 114. »

Et pour couper court, l’avocat de l’UFDG précise en toute sérénité que: « Tout porte à croire que c’est sur la base de la décision du ministre que nous avons attaquée pour excès de pouvoir, que l’élection du 07 février 2019 a été organisée. Donc, la conséquence qu’il faut tirer de cela, c’est que cette élection sera invalidée sur la base de notre recours », espère Me Béavogui.

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

 

 

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