Négociations Syndicat-Gouvernement: les lignes n’ont pas bougé

Malgré l’implication d’une commission de médiation composée du Médiateur de la République et de la Présidente du Conseil Economique et Sociale, gouvernement et syndicat ne sont toujours pas parvenus à un accord pour la réduction du prix du carburant à la pompe.

Et ce, trois semaines après le début de grève qui a secoué le pays et qui devrait se poursuivre la semaine, alors que les deux parties affichent le semblant volonté de poursuivre le dialogue pour un dénouement heureux de la crise.
«Comme vous l’avez constaté, depuis trois semaines, nous faisons la grève perlée pour permettre au gouvernement de revenir sur sa décision pour que les deux parties puissent se retrouver autour de la table de négociation. Mais hélas !. Alors eu égard à cette attitude du gouvernement, la base a décidé de déclencher à partir du lundi 23 juillet une grève générale illimitée sur toute l’étendue du territoire national», a annoncé M. Camara.

Au sortir d’une rencontre vendredi avec la commission de médiation, Amadou Diallo a laissé entendre qu’à ce jour, «Il n y a eu aucun accord. Et nous maintenons notre position, la grève reste maintenue jusqu’à nouvel ordre», prévient le Secrétaire général de la CNTG.

Face à l’ampleur de la crise, les syndicalistes qui exigent la réduction du prix du carburant à
8 0000 FG au lieu de 10 000 FG, veulent durcir le ton:
« Cette fois ci nous avons demandé à nos représentants dans les différents départements ministériels et dans les sociétés de se joindre à l’équipe pour que nous puissions mettre une stratégie commune en place pour durcir la grève à partir du lundi», insiste M. Camara qui remplace, Mamadou Mansaré, porte-parole de l’inter centrale syndicale, en déplacement en France pour des raisons de santé.

Toutefois, la Commission de médiation conduite par par Mohamed Said Fofana, ne désespère pas! L’ancien Premier ministre devenu Médiateur de la République tente de rapprocher les positions, mais sans succès.
«C’est un premier pas. Les parties se sont concertées et en définitive ils (les syndicalistes Ndlr) ont demandé qu’ils aillent à la base pour rendre compte et, très certainement, pour que les négociations reprennent le lundi», a confie Mohamed Saïd Fofana, qui nourrit l’espoir pour dénouement heureux de la crise.

Mais pour l’instant, on en est pas là. La semaine qui s’annonce est à haut risque! les forces sociales, qui avaient été empêchées la semaine dernière, comptent battre le pavé. Deux marches dites “Marches pour la Dignité» ou « LASSIRIYA” sont programmées, respectivement le 23 et le 26 juillet à Conakry et à l’intérieur du pays.

Mais à Labé, les autorités locales ont déjà annoncé l’interdiction de cettte marche de la Société civile.
Pendant ce temps, l’intercentrale syndicale annonce une grève générale et illimitée à compter du lundi.
Jusqu’où ira ce bras de fer syndicat-gouvernement?
L’avenir nous le dira!

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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