Le mélodrame d’un Premier ministre désenchanté

Le gouvernement se bouge enfin avec la tenue d’une session extraordinaire du Conseil interministériel ce Jeudi 8 novembre 2018 avec un seul point inscrit à l’ordre du jour: les violences avec morts d’hommes sur l’Axe. C’est en quelque sorte le mélodrame d’un Premier ministre désenchanté. Un PM qui, jusque-là optait pour l’arrogance et le mépris.

Dans le communiqué du gouvernement, on a déploré  des actes de violence, d’agression de paisibles citoyens et de vandalisme dans la banlieue de Conakry. Le Conseil a déploré aussi et condamné « fermement la mort d’innocents citoyens pendant toutes les manifestations et insisté pour qu’à la fois la vérité soit connue de tous à propos de ces drames à répétition et a interpellé la justice pour mettre fin à ce cycle funeste qui affecte la crédibilité de l’Etat et l’honneur de notre pays. »

Kassory Fofana a dit préférer outrageusement l’ordre à la loi : «L’ordre public est l’une des priorités du gouvernement. Nous allons établir l’ordre public en Guinée. Entre la loi et l’ordre public qui est la sécurité des citoyens et de leurs biens, je choisis l’ordre public sans lequel rien ne peut être fait. La démocratie à ses obligations, ses droits, ses principes et ses devoirs. Au nom de quoi des partis politiques, des organisations de la société civile et le syndicat peuvent prendre en otage tout un pays. Lundi grève, mardi, ville morte, mercredi, marche… Aucun pays au monde ne fonctionne ainsi. Simplement le Pr. Alpha Condé a sorti la Guinée de l’ombre, il veut en faire un bijou, on veut lui en empêcher. »

Aujourd’hui, le même Kassory Fofana a rappelé au Conseil les directives du Chef de l’Etat, Professeur Alpha Condé, relative à la conciliation responsable des droits et des libertés reconnus aux citoyens avec l’impératif de préserver l’ordre public, la sécurité des personnes et de leurs biens, sur toute l’étendue du territoire national. Partant, « Le gouvernement réitère son appel à la retenue et au calme à tous les acteurs et réaffirme toute sa disponibilité et sa volonté à résoudre par le dialogue et la concertation tous les problèmes qui se posent à la nation, le dialogue dont les conditions de confiance et de sérénité doivent être réunies avec le sens de la responsabilité et du patriotisme de chacun et de tous, et tout cela dans le respect de l’Etat de Droit et des Lois de la République. » C’est tant mieux.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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