Grenade, la réputation politico-judiciaire

On lui prête une réputation qu’il n’a pas. On lui incarne un symbole qu’il est loin de représenter. On le présente comme un chef de gang de sinistre réputation. Grenade n’en est rien ! Si ce n’est un jeunot qui a manqué d’encadrement mais qui a été très vite happé par la Celloumania au moment même où les marches politiques aux répressions meurtrières étaient érigées en devise. Grenade a été fossoyé, travesti, dénaturé, affublé.

Cet orphelin de mère a été mis dans un engrenage qui lui forge une réputation politico judiciaire. Selon ses explications, « Ce sont deux Pick-up de bérets rouges qui m’ont escorté à Kindia. Quand les gardes pénitentiaires qui étaient là m’ont vu, ils n’en revenaient pas. Auparavant, ils croyaient que c’est Toumba qu’on envoyait. On m’a isolé, alors qu’il y avait des grands bandits là-bas plus dangereux que moi. J’y ai même vu des condamnés à perpétuité qui étaient mieux traités que moi. »

L’Etat déploie toute une artillerie contre un jeunot qui sort à peine de l’adolescence. Une honte en somme !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

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