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Voyager dans la sous-région : un véritable calvaire pour les usagers guinéens de la route !

Voyager dans la sous-région : un véritable calvaire pour les usagers guinéens de la route !

Le citoyen guinéen qui prend la route pour se rendre dans d’autres pays de la sous-région, comme le Mali, le Burkina Faso ou la Côte d’Ivoire, est constamment confrontés à d’énormes difficultés.

En effet, il suffit qu’il brandisse sa carte d’identité nationale à des postes de contrôle frontalier, comme celui de Kourémalé en république du Mali ou à celui de Ouaninou en république de Côte d’Ivoire pour éveiller la mauvaise humeur des argents chargés de faire le contrôle, à ces endroits.

Ces agents de contrôle reprochent le plus souvent à tort ou à raison, aux voyageurs guinéens de posséder une carte d’identité non biométrique et de n’avoir aucun carnet de vaccination international contre des infections comme la méningite et la fièvre jaune.

Alors que certains essayent de s’indigner, le chef de poste à Ouaninou, soutien qu’il a été décidé à l’échelle sous-régional de ne plus laisser passer aux frontières les citoyens ne possédant pas de carte biométrique et de carnet de vaccination international ».

Outre ces tracasseries routières qui se soldent forcement par le paiement des sommes d’argent qui vont de 1000 FCFA jusqu’à 5000 FCFA, ils sont obligés pour atteindre l’autre côté de la frontière, d’embarquer dans des véhicules de fortune avec des chargements illégaux comme l’installation de deux à trois personnes de plus dans la cabine de conduite.

En plus, ces pistes de route dites internationales, à l’image du tronçon Ouaninou jusqu’en terre guinéenne sont en piteux état. A la place du bitume, on roule sur de la terre dure truffée de nombreux nids de poule et d’énormes dos d’âne.

Comme si cela ne suffisait pas, une fois au poste de contrôle des agents guinéens à la frontière, le contrôle de votre carte nationale d’identité qu’elle soit dans les normes ou pas, vous fait verser une somme de 1000 CFA ou de 10.000 FG.

De là, au Burkina Faso, plus précisément sur le tronçon, Bobo-Dioulasso-Ouagadougou, un citoyen guinéen, qui présente sa carte d’identité est automatiquement prit pour un exilé ou pour un refugié politique par les agents de contrôle et même par certains hôtes burkinabés. Une réaction très motivée par la situation particulière du Capitaine Moussa Dadiss Camara au pays des « hommes intègres ».  Toutefois, à ce niveau, vous êtes susceptible de vous en tirer sans payer un seul sous aux contrôleurs.

CHEICK SEKOU BERTHE, correspondant www.kababachir.com.

 

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