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Voici pourquoi Chérif Bah lance un défi à ses détracteurs

Voici pourquoi Chérif Bah lance un défi à ses détracteurs

Chérif Bah a la force et l’audace de montrer pattes blanches après son passage à la tête de la BCRG sans avoir emporter le moindre lingot d’or, le moindre GNF à son compte personnel. Il sait de quoi il parle, il sait ce qu’il fait et dit. Dans un milieu de loups, de délinquants économique protégés et encouragés par un régime venu pour faire le changement avec une politique d’impunité anthologique, il n’ya point à s’inquiéter.

Les faits parlent d’eux-mêmes. En effet, selon des indiscrétions émanant de la Direction nationale des marchés publics, Mohamed Diaré ancien ministre avait des entreprises qui concourraient à la commande publique. Or, l’article 51 du Code des marchés publics le lui interdit. Pourtant, entre 2013 et 2015, 1 544 marchés avaient été passés. 1 167 en ont été les bénéficiaires. Parmi ceux-ci l’entreprise de Diaré (Nous reviendrons en détails sur cette fameuse entreprise). Seul en 2015, cette structure a bénéficié de 5 marchés pour un montant TTC/GNF estimés à 66 816 616 295. Auparavant, la même société avait décroché, selon toujours des indiscrétions de la DNMP, 8 marchés en 2014 pour un montant 31 850 665 148.  Le total des marchés (15) est estimé : 99 689 801 443 GNF. Etant entendu que l’entreprise avait ajouté à sa dénomination un U, c’est-à-dire Sarl U (Société à responsabilité limitée unipersonnelle. Allez-y savoir pourquoi cette mutation.

Au regard de ces chiffres pêchés dans les entrailles des marchés publics, il y a de quoi se faire une idée sur des propriétés achetées en France ou offertes par des particuliers comme cet appartement d’un million d’euros offert par KPC en contrepartie de marchés de gré à gré. Ce n’est pas tout : des indiscrétions font état aussi d’un patrimoine acheté au nom de sa douce moitié, à quelque 765 mille euros dans la banlieue parisienne. L’acte notarié est disponible.

D’où vient cet argent ? Avec le salaire du ministre avoisinant 20 millions GNF ? D’où vient cet argent avec lequel Mohamed Diané de la Défense est en train de faire son château dans la région de la savane ? Ne sait-on pas le nombre d’immeubles qu’il a dans la Commune de Kaloum ? Que dire des propriétés de Malick Sankhon dans la région parisienne et d’ailleurs ? Louncény Camara n’est-il pas en train de faire son hôtel dans Macenta ? Qu’a-t-on fait de toutes les dénonciations faites par Doussou Condé souvent avec des références à propos des fonds publics camouflés sous d’autres cieux par Alpha Condé et ses proches ? Chérif Bah, qu’il soit présumé coupable ou pas, n’a rien à craindre.

Ce régime est un contrexemple de la lutte contre l’impunité. Surtout que : « J’ai quitté la BCRG en mars 2004. J’ai laissé le dollar qui valait à l’époque 2000 francs guinéens, aujourd’hui on est à cinq fois plus. J’ai laissé une inflation à moins de 5%. J’ai laissé huit tonnes d’or. Je ne me reproche de rien. Je remarque qu’il y a des gens tapis dans l’ombre qui induisent le président Alpha Condé en erreur pour s’attaquer aux gens. Je dis que quiconque a une seule preuve que j’ai détourné un franc guinéen pour m’enrichir n’a qu’à la montrer. J’ai fait le Dadis Show. J’ai été l’un des cadres les plus convoqués  par le comité d’audit. Il y a eu plusieurs rapports mais au fond y a rien.»

 

Sacré M. Bah !

Jeanne Fofana

 

Jeanne Fofana, kababachir.com

 

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