Violences sur l’axe : ‘’C’est parce que l’Etat a démissionné’’, regrette Gaoual

Alors que les PA viennent d’être installés le long de la route Le Prince, les quartiers chauds de la Banlieue de Conakry, après qu’un béret rouge de l’armée guinéenne est passé à tabac par des jeunes en colère, la question du maintien d’ordre occupe le débat.

Si le gouvernement justifie sa décision de faire appel à l’armée pour renforcer la police et la gendarmerie aux opérations de maintien d’ordre, des voix se lèvent pour dénoncer cette mesure disproportionnelle.

Pour de nombreux observateurs de la vie nationale, les multiples violences perpétrées sur l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa,  ne visent pas forcement une communauté, mais c’est plutôt une violence d’Etat, parce que les mouvements de protestation des jeunes de l’axe, ne datent pas d’aujourd’hui. C’est depuis 1998, date de la destruction de Kaporo rail, que Bambéto et ses environs, sont devenus des zones de contestation du pouvoir en place.

Une idée que partage Ousmane Gaoaul Diallo, qui rappelle qu’il n’y a jamais eu un problème entre les communautés en Guinée, qui vivent en harmonie. Mais, ajoute le député uninominal de Gaoual, c’est une violence d’Etat que la population est en train de subir.

Pour preuve, argumente-t-il, « Le monsieur [capitaine Vivien Gréard] qui a été bastonné, laissé pour mort par les jeunes, sa femme, c’est une de nos ferventes militantes avec qui on est allé jusqu’à Dalein, que nous connaissons. C’est sûr que quand les jeunes se sont jetés sur lui, ils ne cherchaient pas à savoir si c’est un militant de l’UFDG, ils ne cherchaient pas à savoir si c’est quelqu’un qui est proche de l’UFDG, si c’est Peulh ou Malinké, c’est parce que l’État a démissionné dans le maintien d’ordre. Nous nous appelons l’État de venir maintenir l’ordre, c’est parce qu’il a le monopole de cette puissance publique. L’État ne vient pas, quand il vient, il se retire en laissant des cadavres derrière. », regrette le député.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

 

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