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VERS LA CAN 2023 : Proposition de feuille de route (Par Thierno Saïdou DIAKITE)

VERS LA CAN 2023 : Proposition de feuille de route (Par Thierno Saïdou DIAKITE)

Lentement mais progressivement nous entrons de plain-pied dans les préparatifs de la CAN 2023. En effet, après la signature le 14 octobre dernier du décret portant création, structure et attribution du COCAN 2023, le 2 janvier 2017, les membres du comité de pilotage viennent d’être nommés par décret présidentiel. Pour que le COCAN 2023 soit désormais opérationnel, il ne reste plus qu’à meubler les treize commissions spécialisées. A la condition bien sûr, qu’un environnement propice de travail soient créé pour le COCAN : un siège fonctionnel, un budget de fonctionnement et d’équipement, etc.

Dans la perspective de réussir ce rendez-vous continental, il serait judicieux d’adopter une démarche stratégique bien à propos. Pour mettre de notre côté tous les atouts, en relation avec la fédération,  et  le ministère en charge des sports, le COCAN inscrira dans son agenda la problématique d’une compétition intermédiaire avant l’échéance de 2023. A l’instar de bien des pays, qui ont abrité cette compétition continentale, il serait difficile pour nous d’organiser d’un trait la CAN 2023 sans au préalable une compétition intermédiaire. Hormis la CAN des cadets que nous avons abritée au mois de mai 1999, depuis cette date, la Guinée n’a pas organisé de compétition continentale. Ce qui veut dire, que dans le domaine des infrastructures et du management des manifestations sportives, il y a un vide à combler. D’ici donc l’échéance de 2023, nous devons absolument postuler à une compétition, qui va nous permettre de tester nos capacités managériales, et au plan des infrastructures réduire les investissements à faire. Pour se faire donc, nous avons le choix entre les compétitions suivantes :

  • La CAN junior de 2019 ou 2021. L’édition de 2017 où nous sommes qualifiés revenant à la Zambie
  • Nous ne pouvons plus postuler au CHAN avant 2023, puisque les éditions de 2018 et 2020 ont été attribuées successivement au Kenya et à l’Ethiopie.

Dans l’optique de véritablement réussir la CAN 2023, cette approche d’une compétition intermédiaire est impérative.Si le choix de la CAN des juniors n’est pas retenu, l’on pourrait à défaut organiser une édition de la Coupe Amilcar Cabral programmée en 2020, trois ans avant  la CAN. Une compétition, qui nous permettra de tester toutes les infrastructures avec des rencontres programmées à Conakry, Labé, Kankan et N’Zérékoré. Nous procéderons ainsi aux ultimes réglages avant  la CAN proprement dite.

Avec un chronogramme bien suivi, sur une séquence de trois ans, il est bien possible à mi-parcours de recevoir une compétition intermédiaire. A mon humble avis, cette compétition est un passage obligé devant nous conduire avec assurance à l’organisation de la CAN 2023. Ce n’est nullement une simple vue de l’esprit ou une vaine spéculation. Au regard de l’expérience des pays qui nous ont précédé dans ce format d’épreuve, ce schéma proposé est la voie toute tracée pour nous.

 

 

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