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Valorisation des plantes médicales : un souci pour le gouvernement ?

Valorisation des plantes médicales : un souci pour le gouvernement ?

Le Centre de Recherche et de la Valorisation des Plantes médicales (CRVPM) de Dubréka se meurt. Il manque de clôture et des prédateurs de domaines publics grignotent tous les jours un petit périmètre. Pourtant, c’est l’une des meilleures institutions de recherche de son département et du pays qui a mis au point plusieurs médicaments, notamment 5 produits antipaludéens, 4 produits antidiabétiques, 5 compléments alimentaires et 1 anti-inflammatoire.

Ce centre vieux de 17 ans est selon Yéro Baldé, « fleuron de la recherche scientifique guinéenne » qui subit de sérieuses difficultés de fonctionnement depuis quelques années. Il est implanté sur deux sites distincts, à savoir : le site de Tompétin, au centre-ville de Dubréka, abritant des laboratoires de recherche de base et de formation, et le site du siège principal de Kopèrè-Döfili, situé à environ 2,5 km du centre-ville de Dubréka et qui abrite une salle de conférence, un bloc de laboratoires avec un équipement d’une valeur de plus de 400 000 euros et un jardin botanique. C’est en cet endroit qu’il est encore prévu d’autres constructions.

Selon le porte-parole du gouvernement, le Jardin botanique de Kopèrè, c’est un espace pour la vie qui a été créé en 2001 et qui couvre une superficie d’une vingtaine d’ha de flore maritime et d’une dizaine d’ha de flore continentale. Dans le but d’en faire une banque végétale destinée à la formation, à l’éducation et à la recherche, des efforts considérables ont été fournis dans l’aménagement du jardin, dans la préservation de la flore et de la faune existantes et, dans l’introduction d’espèces exotiques d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique latine.

De nombreuses activités ont été réalisées dans ce centre depuis sa création en 2000. Mais, ce centre risque disparaître si on y prend garde. Pourtant, les recherches du CRVPM sur le paludisme, l’hypertension artérielle, le diabète, les Infections Sexuellement Transmissibles/SIDA, les helminthiases, les cancers, les dysfonctionnements érectiles et les infections bactériennes, virales ou fongiques ont généré bien de résultats qui ont fait l’objet de nombreuses publications et communications internationales.

Déjà, selon Yéro Baldé, ce centre a donné trois brevets dans les domaines de l’hypertension, du diabète et du VIH/sida. Autant le sauver.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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