Urgence des travaux routiers : craindre les grés à gré illicites

Moustapha Naité a dressé récemment la situation des ouvrages de franchissement sur les routes nationales et le plan d’urgence des travaux d’entretien et de rénovation. Comme l’avait déjà fait la ministre sortante. Il s’est révélé que le réseau routier national couvre environ 43.301 km. Sur ce réseau, il existe 1946 ponts en béton armé, 39 ponts métalliques, 31 ponts provisoires, 23 bacs et 12 ponts en bois.

Face à cette situation, il a été demandé au ministre des TP de mettre en place un programme régulier d’entretien des infrastructures routières et de présenter un projet cohérent en relation avec l’ACGP et les Ministères en charges du Plan et du budget.

Il y a donc un gros risque de marchés de gré à gré. Pour rappel, dans son article 37 du Code des marchés publics est défini comme marché de gré à gré ou entente directe tous marchés passés sans appel d’offres, après autorisation spéciale du ministère des Finances, justification par l’autorité contractante et avis motivé de l’ACGPMP de Thalès Camara. Le gré à gré devrait mettre donc en concurrence au moins trois candidats susceptibles d’exécuter le marché. Dans l’article 38 du même Code, il est stipulé que l’ACGPMP et la DNMP veillent à ce que, sur chaque année budgétaire, les montants additionnés des marchés de gré à gré passés par chaque autorité contractante ne dépassent pas 10% du montant total des marchés. Une réelle fiction car, même la Présidence de la République dans cette situation de gré à gré avec un montant TTC de près de 5 milliards GNF.  Il y a donc de quoi avoir du sang noir avec ce qui a été demandé à Naité. De gros deals en perspective.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

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