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Les universités privées ne décolèrent toujours pas contre le ministre Abdoulaye Yero Baldé

Les universités privées ne décolèrent toujours pas contre le ministre Abdoulaye Yero Baldé
Les promoteurs d’universités privées ne décolèrent toujours pas contre le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique après la publication des résultats du recensement biométrique des étudiants. Ils l’ont réaffirmé ce mercredi dans une déclaration faite à Conakry. Selon eux, les chiffres fournis par le département sont faux. Très éloignés de la réalité.
En effet, sur les 52 000 étudiants déclarés auprès de l’État par les institutions d’enseignement supérieur privées, quelque 32 000 seraient fictifs. Les vrais étudiants ne seraient en réalité que 19 000. Ce que rejette en bloc l’association qui regroupe les fondateurs d’universités privées.
« Ce que nous n’avons pas apprécié dans ce cas précis, c’est qu’il n’y a même pas eu des discussions de termes de référence. Quand il n’y pas des discussions de termes de référence, on ne sait pas ce qu’on doit vérifier. C’est pour cela que le ministre a tout mélangé », a laissé entendre Dr. Ousmane Kaba, le fondateur de l’Université Koffi Annan de Guinée.
D’après lui, ces universités n’ont pas de contrat avec l’État au sujet des étudiants qui font cette année la Licence 1.  » La deuxième année aussi n’a pas de contrat. Et s’il n’y a pas de contrat, ce ne sont que des arriérés », a-t-il précisé.
S’agissant de la démarche du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, les fondateurs d’universités privées assurent n’avoir jamais été contre la biométrie car, a-t-il expliqué, elle permet de clarifier les relations financières entre eux et l’État.
Ils demandent au ministre Abdoulaye Yero Baldé de « revoir sa copie » sinon ils n’excluent pas de suspendre les cours dans les prochains jours, pour accentuer la pression sur les autorités.
Thierno Diallo, Kababachir.com

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