Une grève de faim pour réduire le prix du carburant

«Le gouvernement a mis la charrue avant les bœufs. En tant que forces sociales, nous n’avons qu’une seule et unique revendication, celle de la baisse du prix du carburant à 8 000 fg. S’il doit y avoir la fixation d’un nouveau prix du carburant à la pompe, il faut que ce prix soit forcement examiné au prorata des mesures d’accompagnement. »

Le forces sociales sont remontées contre le gouvernement. C’est pourquoi, une grève de faim est évoquée pour contraindre le pouvoir à revoir sa copie. Consultation préalable ou pas, le gouvernement s’en fou. « Nous n’avions pas le choix puisqu’on aurait pu augmenter depuis octobre 2017 mais pour des raisons diverses surtout liées au ramadan et aux périodes d’examens nationaux le gouvernement voulait trouver un moment opportun parce que sa préoccupation aussi c’est le citoyen. Aussi vouloir le faire à la veille du ramadan, c’est de nature à faire flamber le prix des denrées, ce qui serait gênant pour les ménages. Pour toutes ces raisons, la saignée a continué et la décision a été prise récemment », se justifie un ministre de la République.

Autant dire aux syndicalistes et autres acteurs de la société civile d’aller au-delà de la grève de faim. Rien ne contraindra le gouvernement.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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