Un pilote soviétique retrouvé sain et sauf 31 ans après sa disparition

Un militaire russe dont l’avion a été abattu lors de l’intervention des troupes soviétiques en Afghanistan en 1979-1989 a été retrouvé sain et sauf, près de 31 ans après sa disparition. Il désire aujourd’hui revenir dans son pays natal.

« Un pilote russe (dont l’appareil a été) abattu dans les années 80 au-dessus de l’Afghanistan vient d’être retrouvé. Il est toujours en vie. C’est étonnant », a affirmé le chef de l’Union des parachutistes russes, le général Valeri Vostrotine, cité par l’agence de presse Ria Novosti.

Son avion a été abattu en 1987. Le pilote, dont l’identité n’a pas été dévoilée, « doit être probablement âgé d’au moins 60 ans », a raconté une autre source citée par l’agence. « Il se trouve peut-être au Pakistan, car tous les camps pour les prisonniers soviétiques étaient là-bas ».

Le pilote retrouvé « veut revenir dans son pays natal », a souligné le vice-directeur d’une organisation d’anciens combattants, Viatcheslav Kalinine, cité par Ria Novosti. Selon lui, des négociations sont en cours avec des diplomates afghans pour confirmer son identité et organiser son rapatriement.

Aucune information
« C’est étonnant qu’il soit non seulement resté en vie après le crash de son avion abattu par les moudjahidines, mais aussi que pendant des dizaines d’années il n’y ait eu aucune information sur lui », a noté Viatcheslav Kalinine.

300 militaires portés disparus
Quelque 300 militaires étaient considérés comme disparus après le départ des troupes des troupes soviétiques de l’Afghanistan en 1989. Une trentaine d’entre eux ont été retrouvés grâce aux efforts de leurs familles et du Comité des anciens combattants soviétiques. La plupart d’entre eux sont retourné dans leur pays d’origine.

Le précédent soldat soviétique ainsi retrouvé était un Ukrainien, Igor Bilokourov, emprisonné par les Afghans en 1988, et découvert par hasard en mars dernier dans le nord de l’Afghanistan par une expédition scientifique ukrainienne, selon un article du journal en ligne russe Golbis.

AFP

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