TPI de Dixinn: 20 ans de prison requit contre ”Grenade”

Le procès de Boubacar Diallo, alias ”Grenade”, poursuivi pour détention illégale d’armes de guerre et assassinat, se poursuit au tribunal de première instance de Dixinn.
Pour la journée de ce mardi, on a assisté au réquisitoire du Procureur de la République, suivi de la plaidoirie des avocats.
Selon Sidy Souleymane N’Diaye, Grenade est une personnalité dangereuse, qui porte un nom révélateur dont l’arrestation par les forces de l’ordre n’a rien de politique:
“Boubacar Diallo quand vous vous en prenez aux forces de l’ordre, vous menacez le fondement de l’Etat. Boubacar Diallo est un homme sans état d’âme. Ses conditions de détention ne sont pas catastrophiques, il veut nous salir. À son âge, monsieur le président, il porte un surnom révélateur de sa personne. Boubacar est une grenade offensive. C’est un jeune amateur des armes à feu et amateur de camouflage. Boubacar Diallo, je vous tiens, et je vous tiendrai jusqu’au bout. Votre arrestation n’a rien de connotation politique.”, a-t-il indiqué.
Par ailleurs, le Procureur de la République, qui requiert une peine de 20 ans de prison contre le prévenu, estime que ce procès doit servir d’exemple à ceux qui en ont fait de leur routine.
“Nous demandons l’application de la loi pénale dans sa rigueur. Il y a cumul d’infractions. Sans travailler pour personne que la loi, le ministère public requiert la peine en conséquence de tout ce qui précède, le condamne à la peine de 20 ans de détention criminelle, une période de sûreté de 5 ans”
Son avocat quant à lui, demande sa libération pur et simple. Pour Me Thierno Souleymane Baldé, qui demande son acquitement, son client n’y a pas de blessés, ni de partie civile dans ce dossier. “Logiquement, le gaz lacrymogène ne pouvait empêcher à Grenade de blesser quelqu’un.”, estime-t-il.
Pour cet avocat, ” Il n’y a aucune preuve. On ne peut pas condamner Boubacar Diallo sur de simples suppositions”.
De son côté, Me Salifou Béavogui, l’un des avocats de la défense a estimé pour sa part, que le réquisitoire du procureur de la République ne repose sur aucune preuve.
“Il ne repose que sur des affirmations. C’est pour cette raison que la défense est fatiguée des dossiers montés de toute pièce. J’ai comme l’impression qu’on se spécialise dans le montage des dossiers pour fatiguer nos client”, regrette Me Béavogui.
En attendant la prochaine audience prévue le 18 février prochain, Grénade devrait prendre son mal en patience afin de connaitre son sort.
Alfred Bangoura, www.kababachir.com

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