SLECG toutes versions : la patate chaude !

A priori, il y a un manque de volonté du gouvernement pour désamorcer la crise qui perturbe le système éducatif guinéen, à travers la grève menée par la branche dissidente du SLECG, avec à sa tête Aboubacar Soumah. Cette structure syndicale est périmée. Le congrès doit se tenir pour lui apporter du sang neuf.

Le dissident Soumah semble avoir pignon sur rue, mais manque de légalité, parce qu’élu avec raccourci. Le SLECG originelle est soutenu malgré tout par le gouvernement. De quoi raviver la tension et radicaliser la bande au camarade Soumah, à l’origine de la grève. Une réelle patate chaude en somme que personne n’en veut. La crise résulte donc de l’échec du dialogue social, lequel devrait réunir l’Etat, le collectif des employeurs et le collectif des syndicats des employés.

En principe, le gouvernement ne devrait pas financer le SLECG à hauteur de 45 millions GNF, parce qu’il n’est plus légitime. Le congrès doit se tenir depuis des mois. Damantang et les siens ne devraient en aucune autre raison avoir comme interlocuteurs Sy Savané et Louis Mbemba Soumah dont les mandats ont expiré. La solution serait, en toute responsabilité de suspendre le SLECG, le temps pour lui de laver le linge sale en famille.

Pour y arriver, apporter des moyens pour la tenue du congrès. Mais, selon toute vraisemblance, la patate chaude profite au gouvernement et tant pis pour les enfants. En attendant, une crise interne du SLECG empoisonne tout le pays. « L’association des parents d’élèves doit élever le ton pour dire que le SLECG doit être suspendu en attendant de trouver un vrai leader. Si c’est Soumah qui est élu, il sera l’interlocuteur du gouvernement et du patronat. Si c’est l’autre camp qui prospère, il en sera de même », peste un observateur de la chienlit voulue.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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