Situation des médias en Guinée: RSF exprime ses inquiétudes

Reporters Sans Frontières exprime ses vives préoccupations face à la situation que traversent aujourd’hui les médias guinéens.

« Ces derniers mois, on assiste vraiment à un resserrement du Gouvernement autour des médias. Il y a eu les suspensions musclées de certains medias, l’arrestation, les violences contre les journalistes. Il y a une plainte déposée contre les personnes qui se sont rendues responsables de ces violences, on espère que les juridictions guinéennes pourront rendre justice », a déclaré Clea Kahn-Sriber, la responsable du Bureau Afrique de Reporters Sans Frontières (RSF), dans une interview accordée à Africa Guinée.

Face à cette situation, RSF s’est rapproché du président guinéen pour tenter d’arranger les choses. « Notre secrétaire général était présent en Guinée, le mois dernier, dans le cadre des assises de l’Union de la presse francophone (UPF) ; à cette occasion, il a pu rencontrer le Président Alpha Condé. Il lui a transmis les recommandations de Reporters sans frontières concernant plusieurs éléments », révèle Clea Kahn-Sriber.

Pendant ce temps, l’autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) de Guinée a entamé une vaste campagne de fermeture des radios et télévisions privées non en règle vis-à-vis de l’Etat depuis 2009.

Selon l’instance régulation, qui justifie sa décision, ces médias doivent au trésor plus de six (6) milliards de francs guinéens d’arriérés accumulés, globalement, depuis 2009.

Du côté des patrons de presse, on s’interroge sur les réelles motivations des autorités, étant donnée que la mesure est prise peu après la menace du président Alpha Condé.

‘’C’est une vieille histoire que les autorités ont réchauffé je ne sais à quelle fin. Le problème, c’est qu’on nous réclame de payer les redevances annuelles et de renouveler notre licence”, a-t-il rappelé un responsable d’une radio privée de la place.

Selon l’ARPT, il est vrai que cette histoire est ancienne mais la vérité est que les patrons des radios ne sont pas en règle : “ils ont laissé les arriérés s’accumuler. Aujourd’hui, certains doivent jusqu’à 300 millions de francs guinéens”, rappelle-t-on.

Jusqu’où ira l’ARPT ?

L’avenir nous le dira !

Abdoul Wahab Barry, kababachir.com

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.