Serait-ce la naissance d’un nouveau pays européen?

La Macédoine, un pays connu internationalement comme l’Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM), changera bientôt son nom pour devenir la “Macédoine du Nord”. C’est ce dont ont convenu les Premiers ministres de l’ex-République yougoslave de Macédoine (ARYM) et de la Grèce, dans le cadre d’un accord historique.

L’accord doit mettre fin à des décennies de différends sur le nom de « Macédoine ». Le pays de Macédoine est devenu indépendant après l’implosion de la Yougoslavie en 1991, mais la reconnaissance internationale ne s’est pas concrétisée.

La Grèce voisine revendiquait l’utilisation du nom “Macédoine”, parce que c’est ainsi que se nomme une province du nord-est du pays. Les Grecs craignaient la confusion entre le pays de Macédoine et leur province homonyme.

Les Premiers ministres de l’ARYM et de la Grèce, respectivement Zoran Zaev et Alexis Tsipras, cherchaient depuis longtemps une solution et ont été assistés dans les négociations par la Commission européenne, l’Allemagne, la Bulgarie et l’Autriche.

Une adhésion souhaitée à l’UE et l’OTAN

La Macédoine du Nord espère désormais rejoindre rapidement l’UE et l’OTAN. La Grèce a été pressée par les interlocuteurs d’accepter le nouveau nom avec la promesse que la sortie du programme de sauvetage européen se déroulerait sans problème plus tard cette année.

Les diplomates impliqués dans les négociations affirment que l’accord final veut aussi montrer que la promesse de rejoindre l’Occident (ou ce qu’il en reste) vaut encore la peine. Ceci s’applique à la fois à l’UE et à l’OTAN. Il faut absolument éviter que les pays des Balkans rejoignent la Russie ou la Turquie. Pourquoi la situation dans les Balkans reste problématique, comme on  peut le lire ici.

Selon le président grec Prokopis Pavlopoulos, « l’accord est un symbole grec de la sensibilité européenne et démocratique ».

Que va-t-il se passer maintenant ?

Les deux premiers ministres doivent encore faire approuver ce changement de nom par leurs parlements respectifs. Ce n’est pas encore gagné, et Tsipras a besoin du soutien de l’opposition, parce que son propre partenaire de coalition est contre ; dans l’ex-République yougoslave de Macédoine, il y a une manifestation contre l’amendement constitutionnel et le changement de nom doit également être approuvé par référendum.

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