Sékhouna Soumah : l’arbitre partial !

« Nous sommes les arbitres entre vous et le gouvernement. Nous avons cette faculté de dire ce qui ne va pas au gouvernement. Nous ne cherchons ni à être nommés ni à être affectés. Nous n’allons jamais vous décevoir… » Soit il est atteint de la crise de la sénilité, soit Sékhouna Soumah est soûlé par le soutien qu’il a eu auprès du gouvernement, avec son évacuation sanitaire.

Mais, le patriarche de Tanéné est tout sauf celui qui le rôle qui est le sien. L’arbitre neutre ! Politique jusque dans les veines, l’ex Kountigui rappelle que « Quelle que soit votre colère au niveau des sous-préfectures et des Préfectures, venez, vous plaindre auprès des sages ». Quoi de plus normal si ces sages-là ne se muaient pas en Procureur de la République, en porte-parole du gouvernement ou en porte-parole du parti au pouvoir ! Sékhouna Soumah ne saurait être de ceux-là. Il est disqualifié.

Un patriarche qui se rend coupable d’une telle déclaration est à bannir : « Personne ne mettra du feu dans les rues de Conakry. Ça c’est terminé. Que celui qui ne croit pas le fasse, il verra. Si tu veux exprimer ta colère, fais-le, mais sans mettre le feu dans la rue. Si tu veux sortir dans la rue pour insulter les dirigeants guinéens ou les gens de la Basse Guinée, va le faire dans ta région, pas en Basse Côte. Désormais, quiconque brûle un pneu dans la rue, on le mettra sur son cou. Que cela soit clair.  Les gens veulent dépasser les bornes et nous, on en a assez. » Où était-il lorsque Boké brûlait, Kérouané brûlait, Kamsar brûlait ? Sékhouna est un drôle d’arbitre. Il est foncièrement partial, dépourvu de toute neutralité. Parce que politique.

Pour preuve, son retour a été annoncé au siège même du RPG par Malick Sankhon : «J’informe tous les militants et responsables du parti que notre Kountigui, El hadj Sékouna Soumah est de retour après un séjour médical au Maroc grâce au président de la République, Alpha Condé. J’avoue que dès sa descente d’avion, El hadj Sékhouna Soumah a marché du salon d’honneur jusque dans le parking… »

Jugez-en !

Jeanne Fofana, Kababachir.com

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