Séjour du FMI et de la BM : la Guinée a-t-elle menti sur les chiffres ?

C’est la guerre des chiffres avant et pendant la présence des experts du FMI et de la Banque mondiale en Guinée. En effet, une obscure histoire d’autorisation de payement a, depuis des lustres, enfoncé le Trésor dans des dettes abyssales. Officiellement on parle de plus de 2mille milliards GNF contractés auprès de la Banque centrale.

Mais, selon d’autres sources émanant des Finances et de la BCRG, ce magot est bien au-delà des espérances. Ce qui fait dire à certains que le gouvernement a menti à ses partenaires, car, on évoque bien plus de 4 mille milliards GNF. De quoi coincer le gouvernement et provoquer des gros soupçons de malversations et d’indisciplines budgétaires. On le sait, la corruption, les vols organisés, les paiements hasardeux, les subventions fantômes sont devenus monnaie courante avec la gouvernance d’Alpha Condé.

Tout laisse croire que nous vivons une réelle ambiance de fin de règne. Chacun de sucre, à sa guise. Avec ou sans complicité tacite. Les EPA, EPIC et autres puisent à volonté. Les syndicalistes réclament leur dus. L’Etat doit y faire face suite à une longue grève qui a failli faire basculer le régime. La subvention au niveau des Universités privées étaient, entre 2008 et 2017 aux alentours de 1450 milliards GNF.

Seulement en 2017, 258 milliards GNF allaient au privé contre 211 milliards GNF pour les Universités publiques. Aujourd’hui, tout est bloqué, l’Etat n’a pas orienté cette année des étudiants dans le privé. Dans les trois prochaines années, certainement bien des universités privées finiront par mettre la clé sous le paillasson. Conséquence d’une hasardeuse gestion des fonds publics. Aujourd’hui, c’est toute la population qui paie les frais de cette gouvernance d’Alpha Condé.

Allons donc !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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