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Salif Kébé de la CENI : et l’espoir tourna court…

Salif Kébé de la CENI : et l’espoir tourna court…

Il rêvait déjà de supplanter Bakary Fofana, en lui accordant désormais un rang de commissaire « comme tous les autres ». Il se voit de fait, le nouveau patron de la CENI, avec la bénédiction des siens. Mais, le rêve de SalifKébé a tourné court avec l’arrêt inattendu de la Cour constitutionnelle, mettant ainsi fin à de fous espoirs nourris au soir même de la décision des commissaires frondeurs contre Bakary Fofana.

Aujourd’hui, il est dépité, déçu, désarçonné et sonné. Mais, il ne saurait l’exprimer, parce qu’il estime que son temps est arrivé pour plonger dans la mangeoire que constitue depuis environ dix ans, cette CENI de la controverse, par qui bien des malheurs sont arrivés aux Guinéens (morts d’hommes sur le macadam, pillage de domiciles privés, vandalisme sur des boutiques et magasins, etc.) SalifKébé attendra mais surtout se soumettra aux ordres du nouvel homme fort de la CENI : Aziz Camara.

Ce syndicaliste dans l’âme dit déjà de n’avoir jamais « milité dans la politique ! Je suis resté dans le mouvement syndical. Je me dis que je me sens mieux dans la défense des intérêts des travailleurs, la défense des sans voix. Honnêtement, je me dis tout le temps que je me sens à l’aise réellement dans le mouvement syndical. Je n’ai jamais milité dans un parti politique. » C’est un grand atout pour lui. Il est le troisième larron. Le temps pour la Cour constitutionnelle d’examiner le fond de la requête de Bakary Fofana, le président déchu. Certes, SalifKebé a été élu par la majorité écrasante de ses pairs commissaires à la présidence de la CENI le 04 juillet 2017, mais Bakary aussi a introduit, près d’un mois après, une saisine à la Cour constitutionnelle. Conséquence : la cérémonie de passation de services entre ce denier et SalifKébé a été annulée. Ni l’un, ni l’autre, mais un 3è commissaire que rien ne destinait à assurer l’intérim.

Sous les ovations, Aziz Camara, s’engage déjà à « regrouper l’ensemble des commissaires de la CENI pour bâtir un chronogramme pour une consultation transparente des élections locales. » Quitte à savoir s’il ne va pas tout simplement s’occuper des affaires courantes et donc maintenir le statu quo. Les grands perdants ? Les opposants qui réclament à cor et à cris, l’organisation des élections locales.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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