Dernières infos

Le rond point de Matoto libéré mais les bouchons persistent

Le rond point de Matoto libéré mais les bouchons persistent

Deux mois, trois mois, maintenant on est au 4è et finalement au 5è mois sans que le rondpoint de Matoto ne soit praticable à souhait. Il est certes libéré en partie, mais les interminables bouchons persistent toujours. Les travaux de réhabilitation se poursuivent tout de même à grands pas…de caméléon. Le rythme a bien baissé.

On aperçoit à quelques rares fois des ouvriers travailler à des heures tardives. Sans trop d’impacts sur l’amélioration de la fluidité de la circulation. Dans cette partie de la capitale, le marché a projeté ses tentacules jusqu’aux abords de la chaussée. D’un côté, les femmes étalagistes font bon ménage avec les poubelles publiques pestilentielles et les mares d’eaux usagées et nauséabondes. Les minibus, taxis, motards encombrent le reste du périmètre insalubre. De l’autre côté, on voit du béton en lieu et place du goudron. Sur les bordures, un mur érigé pour certainement empêcher les marchands ambulants d’envahir la chaussée. Plus facile à pratiquer que l’autre voie, manifestement sans entretien, ici, peu de bouchons, parce qu’il n y a plus de trous béants. Contrairement à la seconde voie où même les camions peinent à se faire du chemin. Les policiers sont peu visibles.

Ici règnent les femmes, les piétons, motards, magbana débarquant des tubercules, légumes, etc. Les porte-faits eux aussi ont la voix au chapitre. Ils traversent sans regarder, bagages en tête, suivis par les propriétaires de ceux-ci, ces porteurs de faits sont les rois. Ils insultent ces automobilistes qui ne décélèrent pas en les voyant traverser. Au pire des cas, ils donnent des coups aux engins qui voient leurs tôles souvent tordues. Sans aucune autre forme de procès. Matoto est vraiment libéré mais rien ne dit que la circulation sera fluide dans les jours et mois à venir. Cauchemardesque pour les habitants de cette zone, souvent habitués à se lever au premier cri du coq afin d’échapper aux bouchons de cet endroit invivable. A l’aller comme au retour, ce sont les mêmes spectacles.

Harassant !

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

About The Author

Related posts