Reformes structurelles : « E-biassi» peine à faire du chemin

C’était une trouvaille du gouvernement, à travers la chaîne des Finances pour contenir davantage la déperdition des fonds publics au bénéfice de certains petits malins tapis dans ou hors l’administration publique. Il s’agissait de cette réforme structurelle qui avait pour non :  « E-biassi ».

De quoi s’agissait-il ? Selon le gouvernement, « E-biassi » est un produit qui rentre dans les réformes structurelles que nous menons, qui doivent nous conduire à améliorer et à harmoniser nos dépenses et accroître effectivement nos recettes publiques en vue de mieux contrôler le solde budgétaire et les indicateurs de base. Par exemple, il y a du côté des transports une évolution inquiétante des frais de déplacements des fonctionnaires et autres cadres. » En réalité, « On se rend compte qu’il y a des agences non homologuées qui vendent des billets à l’administration! Des agences de voyage qui n’ont pas de licence authentique. Celles-ci ne peuvent donc pas intervenir en cas de problèmes, faute d’être répertoriées dans le réseau  international standard. »

Selon l’ex ministre du Budget, un autre problème concerne les cas de surfacturation des  frais de transports. A titre d’exemple, deux personnes qui font un même trajet ne payent pas parfois le même prix. Et de conclure : « Tous ces faits relèvent de la corruption et une loi anti corruption à l’initiative du Président de la République commande d’agir pour moraliser la vie publique, et c’est ce qui a conduit, entre autre, à concevoir cet outil « E-biassi ».

Comme on le voit, c’est une nébuleuse qui enrichit bien des malhonnêtes dont certains sont supportés par des hauts commis de l’Etat. De quoi avoir une idée sur la suite peu favorable à donner à ce produit.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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