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Réforme des forces de défense et de sécurité : un échec patent !

Réforme des forces de défense et de sécurité : un échec patent !

Les réformes des forces de défense et de sécurité n’ont jamais connu un réel succès. C’est du moins ce que laisse entendre un activiste des Droits de l’homme. Pour Aliou barry, «Quand j’entends ça, j’ai vraiment froid dans le dos, et puis j’ai mal au cœur, parce que c’est l’exemple même de l’échec de la réforme du secteur de sécurité. En Guinée, les gens ont peur de le dire aujourd’hui, après 6 ans de cette réforme, on s’aperçoit que c’est un échec total. »

Il indexe des accords de coopération passés entre la Guinée et certaines puissances occidentales. Et là, « je suis tout à fait en accord avec le président de la République quand il pose le problème à Paris sur les accords de coopération. Il faut laisser aux Africains ça. Je l’ai écrit dans mon livre en 1997 sur la prévention des conflits en Afrique de l’Ouest. Malheureusement, il n’est pas en adéquation entre sa parole et ses actes. » Et de rappeler : « Aujourd’hui cette réforme du secteur de sécurité a été portée par les États. Aujourd’hui, c’est un Canadien qui est à la présidence qui parle de réforme du secteur de sécurité. Qui ne connaît pas grand-chose sur les problèmes sécuritaires de la Guinée. On a aujourd’hui des gens comme le général Facinet Touré qui sont à l’origine de la création de l’armée guinéenne. On pouvait mettre une équipe autour du général Facinet Touré qui connaît bien le secteur avec des officiers guinéens qui sont bien formés et réfléchir sur le problème de la sécurité en Guinée. Mais qu’est-ce qu’on a fait ? On a pris l’argent des Nations Unies, la RSS, elle n’a fonctionné nulle part en Afrique. Ça je mets n’importe qui au défi, de me dire dans quel pays d’Afrique une réforme du secteur de sécurité a fonctionné ».

Dans une interview accordée à un hebdomadaire guinéen, Aliou Barry estime que c’est vraiment un échec. Pourtant, « Il y a des cadres valables dans ce pays. Donc si on dit, il faut couper le cordon ombilical, il faut commencer par les actes qu’on pose ici, je suis tout à fait d’accord avec le président je l’ai écrit depuis longtemps qu’il faut réviser les accords de coopération, qu’il faut supprimer les accords de défense avec l’ancienne puissance coloniale. Mais quand on regarde autour de la présidence, sur le plan de la santé tout le monde voit l’arrivée de Bernard Kouchner à Conakry. Kouchner n’est pas Guinéen. C’est facile de dire, on coupe le cordon, mais encore faut-il que lui-même, il mette en adéquation sa parole avec ses actes. » Voilà !

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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