Réforme du secteur de la santé : on en parle encore !

 

Gestion du personnel de la santé dans le secteur et stratégie de l’emploi des jeunes dans le secteur de la santé. Ces deux préoccupations étaient en débat récemment au sein du gouvernement.

En effet, pour améliorer les indicateurs de santé dans notre pays, il faut disposer de ressources humaines équitablement reparties, fidélisées avec une administration locale engagée et motivée. C’est du moins, ce qu’estime le chef du département de la Santé. Or, en matière de répartition des effectifs, le pays compte un effectif de 11 992 agents qualifiés. Sur ce nombre, Conakry utilise les 36%, alors que ses besoins réels n’excèdent pas 18%. Par catégorie professionnelle, la capitale concentre 52% des sages-femmes, 43% des aides de santé et 67% des médecins.Les contrôles périodiques ont montré que le taux annuel cumulé des absences au poste de travail pendant 3 mois de suite ou de façon intermittente est de 38%. Le taux le plus élevé se situe au niveau des médecins et des pharmaciens.

En matière de mobilité des cadres de l’administration sanitaire, on constate que 84% ont plus de 5 ans à leurs postes, certains allant jusqu’à 20 ans.

S’agissant de l’emploi des jeunes, la démarche permet de faire face à certaines urgences liées au secteur de la santé.L’état des lieux du secteur a montré que le contexte épidémiologique actuel du pays est marqué par l’existence de nombreux problèmes de santé parmi lesquels il faut citer : (1) les  maladies transmissibles  notamment le paludisme, la tuberculose, le VH/SIDA, les helminthiases et les  Infections Respiratoires, (2) les maladies non transmissibles dont l’hypertension artérielle, les cancers, le diabète et (3) les maladies à potentiel épidémique (méningite cérébrospinale, rougeole, fièvre jaune, cholera). Le plus dur reste à venir…

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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