Qui est Jair Bolsonaro, le nouveau président brésilien?

Surnommé le “Trump brésilien”, Jair Bolsonaro est le nouveau président du Brésil. Le candidat d’extrême droite est ouvertement misogyne, raciste et homophobe. Son arrivée au pouvoir du plus grand pays d’Amérique du Sud suscite crainte et inquiétude. Dans son pays, il symbolise pourtant le renouveau que recherche toute une population, lassée des nombreux scandales de corruption des dernières années.

“Salope! Tu ne mérites même pas que je te viole”

Ancien militaire nostalgique de la dictature de 1964, Jair Bolsonaro est un personnage très controversé. Ces dernières années, l’homme de 63 ans s’est fait remarquer en raison de plusieurs dérapages. “Salope! Tu ne mérites même pas que je te viole!”, lance-t-il par exemple à la parlementaire Maria Do Rosario en 2003, lors d’un accrochage filmé par les caméras de tout le pays.

En 2011, il ne se cache même pas d’être homophobe dans le magazine Playboy. “Je ne serais pas capable d’aimer un fils homosexuel. (…) Je préfère qu’il meure dans un accident”, lâche-t-il. “Si un couple homosexuel vient vivre chez moi, cela dévaluera ma maison.”

Mais malgré les scandales, celui qui part en croisade contre les médias en dénonçant des supposées “fake news” séduit la population de son pays. Elu avec plus de 55% des suffrages contre son adversaire de gauche Fernando Haddad, l’homme a réussi un véritable tour de force. Bien aidé, il faut l’avouer, par les différentes affaires de corruption qui ont fragilisé la classe politique brésilienne ces dernières années.

Port d’armes
C’est bien là sa force: Bolsonaro n’a jamais été mouillé, de près ou de loin, dans une affaire de corruption. Au Brésil, c’est un avantage non négligeable, tant la population a affiché son ras-le-bol envers des pratiques qui ont miné le pays.

Son projet phare est de libéraliser le port d’armes pour que les “gens bien” puissent se faire justice eux-mêmes, dans l’un des pays les plus violents au monde. Il veut aussi permettre aux policiers de pouvoir tirer sur les criminels “pour tuer”.

Poignardé début septembre
Bolsonaro peut d’ailleurs témoigner lui-même de la violence qui gangrène le pays. Il a ainsi été poignardé à l’abdomen, alors qu’il prenait un bain de foule, le 6 septembre dernier. Il a échappé de peu à la mort et a dû rester près de trois semaines à l’hôpital.

Pas de quoi interrompre sa campagne, qu’il a poursuivie essentiellement sur les réseaux sociaux, où il est suivi par plus de 8 millions de personnes sur Facebook. Une base suffisante pour diffuser ses idées, qui lui ont ainsi permis d’être élu pour les quatre prochaines années. Soit jusqu’en 2023…

7/7.be

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