Procès des présumés coupables du stade : Alpha Condé pris de court ?

« Ce qui préoccupe les Guinéens qui m’ont élu, ce n’est pas le 28 septembre, c’est l’eau, l’électricité, les transports et le panier de la ménagère. » Pendant que cette récente déclaration polémique d’Alpha Condé n’a pas encore fini de faire ruminer la colère des familles des victimes du massacre, le président guinéen est vite pris dans son propre mépris et dans son déni habituel.

Le président guinéen qui ne montre jamais d’empressement avec le dossier du 28 septembre fait souvent mentir son Garde des Sceaux quant aux calendriers et autres échéances lié au procès. C’est ce moment choisi par la FIDH d’annoncer qu’après huit ans après l’ouverture de l’information judiciaire, sa fin ouvre la voie à un procès. Selon cette même organisation, « Pendant près de 8 années, nos organisations et leurs avocats ont travaillé sans relâche pour nourrir le dossier d’instruction et accompagner le plus grand nombre de victimes. Cette nouvelle étape dans la procédure constitue une première victoire car elle permet l’ouverture prochaine d’un procès. »

Selon les mêmes sources, les avocats ont remis aux juges d’instructions leurs observations finales, à travers un document d’une centaine de pages synthétisant 8 années d’enquêtes et sollicitant le renvoi des 14 présumés responsables visés par l’instruction devant la Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Dixinn. Une fois la procédure mise à la disposition des parties pendant 72h, elle sera transmise au parquet de Dixinn qui

prendra ses réquisitions définitives. Alpha Condé est ainsi pris de court. Lui qui estime que les Guinéens déjà assoiffés de justice équitable ont d’autres soucis qui ne soient pas ce procès.

Maintenant, on attend de voir la suite, surtout que le Garde des Sceaux avait annoncé l’ouverture du procès en cette fin d’année.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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