Pourquoi libérer Ibrahima Sory Camara

Ibrahima SoryCamara activiste de l’UFDG est manifestement privé de sa liberté depuis de longs mois. On lui reproche, on se rappelle d’avoir,« dénoncé un message des communicants du RPG sur les réseaux sociaux qui faisait état d’une réunion avec leur président et avec une menace de bruler le marché Madina et quelques heures après le marché était en feu comme l’avait annoncé plus tôt ces communicants. »

Pendant ce temps, les auteurs des messages somme toute authentiques courent toujours et écument le parti présidentiel, si ce n’est le couloir du palais présidentiel. Ils n’ont été ni entendus, ni trimbaler devant les juridictions. Ils se la coulent douce.

Aucune enquête sérieuse n’aura été entamée pour dénicher les présumés coupables (connus). On évoque officiellement un court-circuit. Etrange coïncidence entre l’annonce des RPGistes extrémistes et le feu qui a ravagé boutiques et conteneurs.  Ibrahima Sory Camara croupit dans les geôles.  Le jugement est allé dans tous les sens.

De toutes les façons on ne pouvait pas mieux attendre.  « Sa condamnation est basée sur outrage au chef de l’Etat qui s’avère également être le président d’un parti politique, d’où la sérieuse question quant à la légalité de cette procédure parce que la loi, supposée violée ne protège que le président de la République et non le président d’un parti politique.

Cette procédure ne peut être légale que si nous faisons la différence entre le président de la République et le président du RPG, qui lui est un responsable politique quelconque qui ne profite pas de la loi qui protège la fonction du président », commente un analyste. Pour toutes ces raisons, l’activiste de l’UFDG doit être libéré. Tout bonnement…

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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