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Possible report des manifs politiques ?

Possible report des manifs politiques ?

Depuis l’arrêt de la Cour constitutionnelle, des voix s’élèvent pour évoquer un possible report des marches politiques projetées par l’opposition républicaine. Une marche que  certains leaders politiques ainsi que la société civile n’approuvent pas pour des raisons propres à eux.

La réaction officielle de Tibou Kamara dans la presse locale confirme la thèse selon laquelle les opposants ne marcheront pas pour le moment. En tout cas au regard de la réunion du comité de suivi tenue vendrediet ayant pour but justement d’identifier les difficultés dans la mise en œuvre  de l’accord. Tibou Kamara« pense que si le code est adopté, il est promulgué et que dans le cadre du comité de suivi il y a eu des engagements par rapport aux différents points soulevés par l’opposition qui restaient à mettre en œuvre,  je pense qu’il n’y a pas plus de raison de manifester parce que l’opposition manifestait pour exprimer des inquiétudes  par rapport  à la difficulté d’appliquer l’accord. Maintenant si ces difficultés sont prises en compte je ne vois pas de raisons de manifester. »

Du côté de l’UFDG, c’est Aliou Condé, dans une interview accordée à Guinée matin qui exprime ses réserves. Pour lui,  « Il reste beaucoup à faire. Il faut indemniser les gens. Il faut que les auteurs des crimes et violences soient identifiées. Que ceux qui ont perdu aussi leurs biens soient indemnisés. Que les élections puissent être organisées. Que la loi sur la CENI soit adoptée. Donc, aujourd’hui, en termes concret, quand vous regardez par rapport au délai qui avait été fixé dans l’accord du 12 octobre, il reste beaucoup à faire. Si vous considérez ce qui avait été dit, vous allez dire que rien n’a été fait puisque le Code électoral, c’est bon qu’il soit adopté mais sa finalité c’est d’organiser les élections locales. Or, elles ne sont toujours pas organisées. »

Aliou Condé estime par ailleurs que « L’objectif final, c’est lorsque l’audit du fichier électoral sera fait. D’abord, il y a le dossier d’appel d’offre qui a trainé au niveau de la CENI. Il faut lancer l’appel d’offre, choisir la société, faire le travail d’audit et appliquer les recommandations qui sortiront de l’audit à savoir nettoyer le fichier électoral pour qu’il soit accepté de tous. Comme vous avez vu, il y a un processus qui est en cours mais nous trouvons qu’il est très lent. Pour chacune des organisations que je viens de vous citer, il y avait des dates butoirs qui avaient été fixées. Aucune de ces dates n’a été respectée. » Comme quoi, il y a encore du chemin à parcourir.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

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