Dernières infos

Parasitose hydrique : les citoyens de la capitale plus exposés !

Parasitose hydrique : les citoyens de la capitale plus exposés !

 

La fourniture normale en eau potable est un chemin de croix pour le gouvernement d’Alpha Condé, près de dix ans après son avènement à la tête de l’Etat. Du courant pour tous et de l’eau potable pour tous ne sont que de lointains souvenirs partis avec les promesses de campagne de 2010.

 

De longues années après, les Guinéens ont soif dans leur château d’eau d’Afrique de l’ouest. En pleine capitale, des ménages vivent d’eaux de puits traditionnels. L’eau est ainsi filtrée sur la base de sable et de tissus en jean ou autres matériaux. Le précieux sésame est ainsi utilisé pour la boisson, pour la cuisson, pour la lessive, la vaisselle, etc. bref tous les travaux domestiques. Qui ose parler de parasitose hydrique ! Les citoyens de la capitale sont d’ailleurs les plus exposés, car, dans bien des villages, on remarque des puits dits améliorés grâce à l’implication des ressortissants et /ou des partenaires au développement. A Conakry, par contre, on voit des puits qui ne se ferment même pas. Abandonnés au grès des ordures solides comme le plastique et autres ces puits sont pourtant prisés. On fait la queue pour se désaltérer. De quoi rappeler une époque bien révolue que le régime en place peine à juguler.

 

Pour rappel, du fait des maladies hydriques (l’ascaris, l’ankylostome, la bilharziose) bien des Guinéens meurent dans l’anonymat le plus absolu. Selon des spécialistes le monde a atteint 25 millions de morts par an soit le tiers de tous les décès se produisant dans le tiers monde. L’eau insalubre fauche à elle seule par diarrhée quatre millions d’enfants, du fait des infections contractées et de la déshydratation. Selon l’ONU, 36 000 personnes meurent quotidiennement de par le monde par manque d’eau potable et par défaut d’assainissement. De son côté, l’OMS évalue à 1, 5 milliard le nombre d’êtres humains infectés par les parasites provenant des matières fécales.

 

La Guinée n’est pas en reste. Même si, les chiffres sont difficiles à être trouvés dans les structures sanitaires.  Les Guinéens ont soif et exposés ! Et c’est avec cette donne qu’on distrait avec le fameux changement…

 

Jeanne fofana, Kababachir.com

About The Author

Related posts