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Ousmane Gaoual veut écourter le mandat de Condé

Ousmane Gaoual veut écourter le mandat de Condé

« Je veux dire que plutôt qu’Alpha aura été déchu de son statut de Chef d’État mieux ce sera pour notre pays. La voie légale, c’est la procédure de destitution du Chef de l’État, une procédure que l’opposition a engagée au parlement depuis plus d’un an. Nous avons déposé une résolution que le groupe parlementaire du RPG n’arrive même pas et au mépris de la loi à accepter qu’il soit mis au débat. »

C’est un député de l’UFDG qui parle. Il a pour nom Ousmane Gaoual Diallo. Le bouillant, pour les uns, l’effronté pour les autres et la tête du peloton pour une bonne frange des militants de l’UFDG.  Ousmane Gaoual Diallo veut faire écourter le mandat de Condé.  « Dans le respect de la loi, on peut soumettre la question au débat et que les députés de la mouvance décident de voter contre. En ce moment, on a respecté la loi, le sujet a été mis en débat et la conclusion de parlement, c’est le rejet. Mais qu’on refuse que le sujet vienne au débat, cela est un mépris de la loi », explique le député, sachant bien que l’option ne va pas aboutit. « Nous ne disons pas que forcément que ça va aboutir à la destitution d’Alpha Condé comme on le souhaite mais quand on propose une proposition de loi, cela doit être traité comme une proposition de loi transmise au bureau du parlement mise en discutions dans les commissions et soumise en plénière au débat et au vote et que la décision soit prise », reconnait-il.

La finalité pourrait être ceci : « Si le vote aboutissait positivement comme on le souhaite, c’est Kory Kondiano qui deviendrait pour 90 jours Chef de l’État en attendant qu’il organise les élections présidentielles, si cela n’aboutit pas, on recommence mais on ne soumet même pas la question au débat. » Pour y arriver, le député en appelle à l’inspiration de l’article 35 de la déclaration universelle des droits de l’homme qui dit que : « lorsque les gouvernements violent leurs propres lois et que le peuple se sent sous oppression, l’insurrection est une chose sacrée pour chaque citoyen ». Pour Ousmane Gaoual Diallo, la légitimité d’un Chef d’État, il le tient de son serment. Il n’a pas d’autre légitimité. Le peuple lui confie un pouvoir et il jure devant le peuple de respecter et de faire respecter la constitution.

Il est donc clair rappelle-t-il dans la presse locale: «Lorsqu’il viole une seule disposition de cette constitution, c’est une haute trahison. Alpha Condé refuse de respecter une disposition constitutionnelle qui lui fait obligation de publier et de déclarer ses biens. Et d’obliger les membres de son gouvernement à faire la même chose et ainsi que les présidents des institutions. C’est une violation de la constitution, elle est minime pour certains mais c’est une violation de la constitution. Il refuse d’organiser les élections 6 mois après son installation à la présidence de la République. Alpha ne respecte pas et ne fait pas respecter, à partir de là, il n’a plus aucune légitimité. »

Insurrection ou pas, c’est sont les lois de la République qui guident le député. Les petits malins peuvent quand même chercher des poux sur le crâne rasé de Gaoual. Il n’en a cure !

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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