Oumou Camara des TP a pourtant des chats à fouetter

« Cela décourage aussi les partenaires qui nous accompagnent dans la réalisation des infrastructures routières indispensables au bien-être de tous les citoyens. » Oumou Camara des TP a pourtant des chats à fouetter. Mais la ministre s’occupe du détail.

Elle n’a même pas pu interdire la confection des dos d’âne par des particuliers dans des quartiers de Conakry, à plus forte raison les ordures sur les trottoirs et autres eaux usagées que des citoyens déversent sur le goudron, Oumou Camara monte encore et encore sur ses grands chevaux. Avec la carotte et le bâton : « J’en appelle à l’esprit patriotique de tous à l’arrêt immédiat de tels actes d’incivisme tout en se réservant le droit de porter contre les contrevenants en vertu de la loi portant protection du patrimoine routier national en République de Guinée. »

Ce n’est pas la première fois qu’elle monte au créneau. Elle s’était contre ce qu’elle appelle les attaques des voies publiques par des manifestants? Oumou Camara se ridiculise davantage. Elle devrait au moins s’occuper de la façon dont il faut mettre en pratique tous ses projets costauds et bidon qui devraient au moins améliorer sensiblement l’état des routes à travers des investissements importants pour l’entretien routier et la remise à niveau du réseau pour améliorer la performance du secteur routier. Ce à quoi devrait s’atteler la fameuse Agence routière en République de Guinée. Au lieu de s’attaquer aux manifestants, Oumou Camara devrait penser enfin aux voyages d’études sur le Mali, le Sénégal ou la Tanzanie pour permettre aux cadres guinéens de rencontrer les responsables de l’AGEROUTE, FER, PME et BET afin d’avoir enfin des routes fiables.

Oumou Camara peine même à avoir le décret portant modalités d’application de la Loi L/2016/074/AN du 30 décembre 2016, portant protection du patrimoine routier national de la République de Guinée. Ce patrimoine se résume en : « l’ensemble des infrastructures routières urbaines, interurbaines et rurales dont la construction, l’installation et l’entretien sont assurés par le ministère des Travaux publics. »

Selon elle, ce patrimoine comprend essentiellement l’emprise de la route et ses équipements routiers. Le projet prévoit de créer un certain nombre d’organes de haut niveau pour suivre la protection du patrimoine routier. A ce titre, des sanctions seront applicables aux contrevenants, la localisation et les modalités de fonctionnement des stations de pesage routier. Mais déjà, ajoute-t-elle, la gestion rationnelle commence par la protection de l’existant puis son entretien et ensuite les nouvelles constructions. Les formes d’agression que le patrimoine routier subit sont variées et en perpétuelle croissance. C’est cela l’urgence. Loin de la démagogie.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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