Non monsieur Alexandre Bredgazé, la bible et le coran ne prônent pas l’illégalité ! (Par Ibrahima Kalil Diallo)

L’ambassadeur de la Russie veut-il brocarder le peuple de Guinée ? La question mérite bien d’être posée. Car Alexandre Bregadzer a eu l’outrecuidance de faire la promotion d’un troisième mandat pour l’actuel locataire du palais Sékhoutouréyah. Le diplomate Russe vient de franchir le Rubicon en foulant au pied le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats.Les constitutions s’adaptent à la réalité. Mais pas les réalités qui s’adaptent aux constitutions » fin de citation. C’est clair Alexandre Bregadzer vient de dire haut ce que beaucoup pensaient bas. Quelle hallucination ! Quelle audace d’un diplomate de sa trempe ! C’est vrai que la question d’un éventuel troisième mandat revient avec persistance. C’est un sujet qui intéresse les Guinéens, les principaux concernés. Mais pour un diplomate. On ne comprend pas. Que veut Alexandre Bregadzer ? Un diplomate guinéen prononcerait-il un tel discours au Kremlin contre une disposition de la constitution russe? Au finish, de qui veut-il se moquer ? C’est désormais évident que les sirènes claironnent à présent.

La direction du vent se précise. Il n’en fallait pas plus. Puisqu’un diplomate quand, c’est la réflexion, la discipline et surtout la neutralité. La Guinée vient d’avoir un nouveau citoyen qui peut s’arroger le droit de dire ce qu’il pense de la gouvernance et de l’avenir du pays. Ce qu’Alexandre Bregadzer a oublié et qui est important de lui rappeler, c’est bien la volonté populaire des Guinéens. La Guinée est jalouse de sa souveraineté. Une souveraineté arrachée dans les griffes du colon. Le monde évolue, la Guinée aussi.

Comme d’autres pays africains, la Guinée se bat et continuera de se battre contre la nouvelle formule de domination. Si la colonisation a trouvé son tombeau en Guinée. Il n’en demeure pas moins que le néo colonialisme connaisse le même sort sur les terres de Sékou Touré, Alpha Yaya DIALLO et Zégbéla Togba.

C’est vrai qu’il est difficile de soustraire de la nouvelle formule d’ingérence des puissances qui enracinent furtivement leurs « tentacules » dans les girons des pays en voie de développement. La bataille est souvent rude et toutes velléités d’insoumission à la nouvelle « norme » est anéanti, les esprits éclairés sont réduits au silence par ces puissances, qui, loin, d’aider les Etats, à se développer, protègent leurs intérêts égoïstes au détriment de la volonté populaire.

Pour mieux comprendre cela, il ne faut pas aller loin. La France a choisi son camp à l’issue d’une élection présidentielle.

Mais, les temps ont changé, les hommes aussi. Nous sommes à l’heure de Facebook, Instangram ou Twitter. Une époque où un simple post sur les réseaux sociaux peut troubler le sommeil des « décideurs ». Une époque les gens commencent à comprendre et à mieux comprendre les enjeux de leur avenir. Un avenir dont ils ne sont plusprêts à hypothéquer. Allez-y comprendre.

Il est aussi évident qu’une seule intelligence ne peut pas développer un pays. Il y a des grands hommes d’Etat qui ont marqué l’histoire de leur pays. Mais l’usure du pouvoir est un grand précédent au processus de développement. On peut donc marquer les esprits de son peuple pendant un temps, mais pas tous les temps. Les exemples foisonnent à travers le monde. Sinon, comment comprendre Robert Mugabe qui a libéré son pays du joug colonial au prix de sa vie, a été contraint de plier bagage !

Il est vrai que l’actuel homme fort du pays fait de son mieux. La politique énergétique à travers les mégas projets hydroélectriques de Kaléta, Souapiti ou encore Amaria illustrent éloquemment cette réalité qui a permis d’améliorer la desserte de l’électricité. D’autres secteurs enregistrent une certaine évolution. Le taux de croissance a atteint un seuil historique de la macro économie ces trois dernières années. Tous ces indicateurs expliquent les avancées enregistrées en Guinée sous le magistère de l’actuel Président.

Alors s’il y a des Guinéens qui sont convaincu par ces réalisations. Ils sont libres de militer pour la continuité. Tout comme d’autres Guinéens peuvent s’y opposer. C’est aussi ça les règles de la démocratie.

Ibrahim Kalil DIALLO Journaliste

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