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Modification constitutionnelle : les sages prédictions de Salif Sylla

Modification constitutionnelle : les sages prédictions de Salif Sylla

Le débat est ouvert avec cette possible modification de la Constitution qui hante Alpha Condé. Les opposants, notamment Dalein Diallo menace déjà de se dresser contre cette manœuvre. A sa suite, la société civile à travers Dansa Kourouma et Abdourahmane Sanoh s’est aussi prononcée contre.

De son côté, Salifou Sylla, ancien ministre lui ne s’oppose pas mais prédit ce qui pourrait bien arriver au cas où la Constitution est tripatouillée. Extrait : « Mais qu’ils nous disent, qu’ils veulent modifier la constitution, en ce moment on verra la suite. Moi je ne spécule pas. Il y a des gens qui ont déjà dit non, vous ne pouvez pas savoir qu’il y a des forces qui s’opposent à vous sans déclencher les choses. »

Et d’enchaîner :« Il ne faut jamais sous-estimer les autres. Il faut jamais dire je fais ça les gens se soumettent. Vous entendez souvent dire si le peuple veut, on va changer la constitution. Il faut qu’on définisse le peuple. J’ai remarqué que ce sont les totalités des dictateurs qui aiment le plus utiliser le terme peuple. J’ai suivi la campagne électorale française, quelle est la personne qui a utilisé plus le peuple ? Marine Le Pen, une fasciste c’est cela. Quand un dictateur parle de peuple, il y a deux règles. Qu’on dise toujours le peuple va choisir. Qui est peuple ? C’est toi, c’est toi qui va décider ? Mais quel est le peuple pour ce dictateur ? Il y a deux règles qui prévalent. »

Pour Salifou Sylla, quand les autocrates parlent de peuple, première règle, c’est l’exclusion. C’est à dire tout ceux qui ne sont pas d’accord avec eux ne font pas partie du peuple. Et souvent vous les entendez dire ennemis du peuple. Deuxièmement, explique l’ancien ministre, ceux qui font partie du peuple pour eux, c’est le conglomérat des applaudisseurs, des crieurs des slogans, des opportunistes, des adeptes, de ceux qui tournent au gré du vent.

A son avis, il ne faut pas qu’on galvaude  le terme peuple. Ce qui est évident quand la Constitution va être modifiée, « Le peuple va se révolter. Alors, il faut qu’on fasse attention. Les Guinéens donnent toujours l’impression d’un peuple résigné. » Alpha Condé est averti.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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