Michel Pépé Balamou (SNE): de perturbateur impénitent à…froussard entêté

Pendant que le SLECG et le gouvernement se crêpaient les chignons sur des revendications légitimes mal prises par le régime de Conakry, un jeune perturbateur sorti de nulle part et fruit de la Faculté des lettres et sciences humaines ramait à contrecourant. Il s’attaquait au SLECG, marchait sur les appels au boycott des cours dans les écoles.

Aujourd’hui, avec l’issue négociée trouvée, Michel Pépé Balamou – c’est de lui qu’il s’agit – prend un honteux raccourci : de perturbateur impénitent  à…froussard entêté et maladroit. En effet, ce seul passage du protocole entre SLECG et gouvernement lui donne des sueurs froides. Voici l’extrait : « La création à compter du lundi 21 janvier 2019, d’une commission mixte gouvernement-SLECG-USTG en vue de procéder à l’assainissement du fichier des fonctionnaires enseignants. Les économies réalisées après cet assainissement seront affectées sur le salaire de base sans aucune incidence financière et sans que cela ne traduise une augmentation de la masse salariale. Les modalités de répartition en seront décidées en commun accord avec les acteurs concernés. Le gouvernement mettra à la disposition de cette commission les ressources nécessaires pour la réalisation de cette opération. »

Balamou a exprimé toute sa crainte chez nos confrères de Mosaïques Guinée : «Le SLECG, à lui seul, dit se donner l’exclusivité de ce recensement alors que dans le système éducatif, il y a cinq (5) structures syndicales. Et, vous n’êtes pas sans savoir qu’au temps fort de la grève, Aboubacar Soumah avait demandé, lors d’une de ses assemblées générales, de lui remonter la liste générale de tous les enseignants qui vont en classe. Donc, nous sommes inquiets. Si le SLECG vient faire ce recensement, est-ce qu’il n’y aura pas un règlement de compte ? Cette psychose se vit actuellement au niveau des enseignants qui n’avaient pas observé la grève.»

Et très vite, le camarade Soumah l’a rassuré : « Nous n’avons pas de visages à regarder. Nous ne recenserons que les enseignants qui sont en activité, le reste ce n’est pas notre problème. On a aucun intérêt à tenir compte des réfractaires, ce sont des enseignants comme nous. Notre combat, c’est pour tout le monde, nous nous battons pour la cause commune. Il n’y a pas de haine chez nous. » Le froussard pourrait certainement respirer de pleins poumons. Surtout qu’il y a d’autres paramètres à prendre en charge avant le démarrage du recensement.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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