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Marche de l’opposition : Les écoles ont été sérieusement affectées…

Marche de l’opposition : Les écoles ont été sérieusement affectées…

L’une des conséquences des manifestations répétées de l’opposition guinéenne est bien la perturbation des cours dans les différents établissements d’enseignement public et privé.

A chaque fois que l’opposition annonce une manifestation, la quasi-totalité des élèves de la banlieue de Conakry ne pourront effectuer le déplacement. Qu’on soit de l’opposition ou de la mouvance, lorsqu’il y a marche, il est difficile de rallier les différents établissements d’enseignement soit à cause des moyens de transport ou par crainte des risques de violences.

D’ailleurs dans la commune de Ratoma, particulièrement sur l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa, il est devenu même de coutume, les responsables de ces établissements donnent des congés techniques pour la période, pour des raisons de sécurité.

Quelques responsables des établissements et enseignants regrettent cette situation.

« Nous regrettons ces perturbations parce qu’elles ne favorisent pas l’évolution normale des programmes de formation. On a constaté que les gens ne sont pas venus, il n’ya pas beaucoup d’élèves aujourd’hui. » a regretté en enseignant rencontré au centre ville de Kaloum.

Pour Lansana Soumah chargé des cours de Comptabilité à l’ENSAG : « L’effectif est très minime ce matin, habituellement la salle est remplie d’étudiants, mais vu cette manifestation, des politiciens, la classe n’est pas remplie. Mais qu’à cela ne tienne, quelques étudiants sont venus, nous sommes là, nous sommes en train de faire le cours. ».

De son côté, le Directeur du Centre de Formation professionnel chemin de fer Kaloum, Alpha Ismael Thiam,  lui lance un appel pressant aux acteurs politiques guinéens: « Le message que je lance c’est de venir à l’école. S’il y a marche, très tôt vous venez, parce qu’à partir de 6h, 6 h 30mn, la circulation est fluide.

Amadou Youla, Directeur de l’Ecole Normale de Conakry : « Ce que je peux demander à la classe politique guinéenne, il faudrait que les uns et les autres soient autour d’une table pour discuter ce qui est réellement discutable. ».

Après un retard de plus de 3 mois accusé à l’ouverture des classes, en raison du virus Ebola, l’année scolaire et universitaire est comprise cette année. Avec cette crise politique qui s’annonce et dont personne ne peut prévenir ce qui pourrait arriver, le secteur éducatif est plus que jamais menacé.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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