Malick Sankhon : l’absence de sanction appelle à la récidive

Malick, Bantama, Gaoual sont tous dans le viseur de la société civile. C’est Dansa Kanté lui-même qui l’a fait savoir, lundi matin. En cause : leur sortie qualifiée d’atteinte à la paix sociale.

De son côté, Malick Sankhon fait sa sortie samedi, pour non seulement menacer mais aussi informer les uns et les autres sur la reconstitution de la milice dont il en est le financier. Une milice qui a pour nom : Le chevalier de la République. Cette milice qu’on croyait morte renaît de ses cendres avec l’argent de la Caisse nationale de sécurité sociale que dirige si outrageusement Malick Sankhon.

« Je prends à témoin le parti : quiconque désormais s’amusera à venir à la Caisse pour troubler la quiétude des travailleurs, c’est moi qui le dis, je vous jure, tu ne sortiras par indemne. Qui que tu sois. Depuis vendredi j’ai reconstitué 2500 à 3000 jeunes dans Conakry. Quiconque s’amuse à nous provoquer, je vous jure, on lui marchera dessus ».

Malick Sankhon n’avait pas été sanctionné lorsqu’il infiltrait sa milice dans les marches de l’opposition républicaine. Marches qui s’étaient tout le temps soldées par morts d’hommes suite à des balles réelles, attaques au couteau, aux ciseaux ou cailloux. Ces Chevaliers sont alors transformés en contre-manifestants contre des billets de banques volés dans à la CNSS. Malick n’a jamais été inquiété, c’est pourquoi, publiquement il dresse encore une milice de 3000 jeunes.

Pour quelle fin ? Allez-y le savoir. Après tout, l’absence de sanction appelle à la récidive.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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