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Malédiction de Bantama: et si Ousmane Gaoual Diallo avait raison ?

Malédiction de Bantama: et si Ousmane Gaoual Diallo avait raison ?

Quelques mois seulement après sa prise de fonction à la tête du Département des Sports, l’opinion se rend compte que Bantama Sow est vraiment l’exact contraire de Siaka Barry. De par son charisme, de par son aura, de par son punch, de par son éloquence et de sa subtilité.

Loin de tailler des perles au ministre dégommé, force est de reconnaitre que celui-ci a jouie de plusieurs circonstances. De calculs et de hasards. D’abord il est venu aux Sports, au Patrimoine historique au moment même où ce Département était en lambeaux suite aux guéguerres de succession, après la disparition du dramaturge, romancier Tidiane Cissé. Jeannot Williams, Isto Keira, Amirou Conté et les autres avaient, chacun de son côté, voulu se faire la part belle dans ce minuscule ministère, coincé au pied du Pont 8 novembre. Ceux-ci héritaient aussi des germes de mal gouvernance de BantamaSow, en lieu et place de Titi Camara, alors limogé.

C’est dire que Siaka Barry a su marcher sur des œufs, ménager les susceptibilités et les ressources tous azimuts disponibles pour booster cette structure de l’Etat où seul le foot intéressait les dirigeants à cause du gros magot à partager et de quelques voyages avec les sportifs (volley, basket, hand, boxe). Siaka, en 20 mois, n’a eu de cesse d’engranger des médailles presque dans toutes les disciplines sportives et des arts. Le sport a été remis au pinacle. Les artistes encouragés, le patrimoine historique en phase de réhabilitation.

Cette envolée dans les actes posés prend aujourd’hui un sérieux coup de vieux. Bantama a raté son atterrissage. Au lieu de poser des actes, il peine à s’éloigner des sentiers battus. Il n’a rien à proposer. Toujours politique à l’excès. Il abandonne les grands défis de l’heure pour s’attaquer aux opposants, à son prédécesseur novateur. Les Sylis cadet et junior se font mordre la poussière. A tout-va. Bantama accumule les défaites. Il navigue à vue. Bantama est complètement dans le décor. Il revient au Département avec une grosse malédiction. C’est à donner raison à Ousmane Gaoual Diallo. Loin de toute attaque politicienne. Pauvre Bantama !

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

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