Maison centrale de Conakry : Les avocats de Toumba déplorent les conditions de sa détention

 En conférence de presse jeudi à la Maison commune des journalistes à Coléah, le collectif des avocats de Toumba Diakité,  lancent l’alerte sur les conditions de détention de leur client.

Selon Me Paul Yomba, l’ex-aide de camp de Dadis, souffre aujourd’hui d’une pathologie très délicate

« C’est dans un tel désespoir et dans cet abandon qu’une sévère pathologie s’est emparée de lui (Toumba) et qu’il traîne aujourd’hui. Il s’agit de la hernie de la ligne blanche. Il souffre donc d’une pathologie très délicate qui requiert une intervention d’urgence laquelle qui ne peut avoir lieu ici, en raison de l’expertise qu’elle requiert et de la technologie à laquelle elle réfère. », explique-il.

Poursuivant, le porte-parole du collectif des avocats, déplore les conditions de sa détention « Toumba à ce jour, ne peut manger à sa faim, il ne peut à ce jour, manger qu’un demi plat pour 24 heures, ne peut boire comme il le veut et ne peut dormir à point. Pour son sommeil, il est obligé d’utiliser la bande valco qu’il attache au niveau de sa poitrine parce que les intestins sont dehors et ne sont retenus que par la chair. Et le sommeil le plus souvent défait cette attache. Ce qui fait que le prisonnier passe le reste de ses nuits débout. Il y a donc bien que les médecins aient parlé de l’urgence, sa prise en charge est toujours négligée malgré les appels incessants qu’il a eu à adresser tant à l’administration pénitentiaire, à l’autorité départementale qu’au tribunal chargé de le juger. Toumba vit aujourd’hui dans son enfermement et n’a jamais vu le dehors en dehors de sa dernière comparution devant le juge pour être entendu sur le fond. Depuis lors, il n’a jamais connu la véranda de sa prison », a-t-il déploré.

Inculpé dans l’affaire du massacre du 28 septembre 2009, Toumba Diakité et plusieurs autres officiers supérieurs de l’armée guinéenne, dont le Capitaine Moussa Dias Camara, ex-Chef de la junte militaire, attendent toujours leur jugement, 9 ans après le drame humanitaire.

A noter que le massacre du 28 septembre 2009 au stade du même nom, a fait 150 morts, des dizaines de  femmes violées et plus d’un millier de blessés, selon un bialn onusien.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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