Lutte anticorruption : la société civile mise à contribution

Alpha Condé est mis à rude épreuve. Des crises des plus spontanées aux plus programmées se déclenchent de partout pour exiger d’un côté, le respect des accords signés, de l’autre, la réouverture des classes et de l’autre côté, la réhabilitation des voix enlevées à l’opposition, etc.

 Fait inédit ces derniers jours, la lutte contre la corruption. Alpha Condé demande à la société civile de s’impliquer dans la bonne gouvernance. Selon Dansa Kourouma, Alpha Condé a demandé à la société civile « de fournir des éléments de preuve (de corruption, NDLR). » Sans trop détailler. En réponse, la société civile, certainement aveuglée déclare :« Nous nous sommes donc engagés à documenter les dénonciations. » En réalité, c’est le voleur qui crie au voleur. Alpha Condé sait plus que quiconque que bien de ses ministres ont été dénoncé. Il n’a ni demandé une enquête parlementaire, ni fait poursuivre le présumé auteur de détournement ou de corruption. En toute complaisance, il protège ses ministres et par ricochet, il cultive l’impunité et le détournement des deniers publics.

 On se demande bien que pourra cette société civile en passe d’être achetée à travers un financement de l’Etat. Et mieux, il y a une grosse liste de ministres qui sont impliqués dans des cas de corruption. Le président lui-même est soupçonné. Alpha Condé sait bien amuser la galerie. Jugez-en.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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