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L’Etat réquisitionne le train de la banlieue : vers un contentieux ?

L’Etat réquisitionne le train de la banlieue : vers un contentieux ?

La Service national du chemin de fer est désormais chargé de l’administration des installations du train de la banlieue ‘’Conakry Express’’. L’agent judiciaire de l’Etat ainsi que d’autres départements ministériels dont celui des Transport sont mis à contribution pour l’application stricte de cette nouvelle donne.

Ainsi en décidé le président Alpha Condé, en signant vendredi soir, un décret. Cet acte du pouvoir central met certainement fin à une longue bataille entre l’Etat et Conakry Express détenue par les Chinois. Ce décret d’Alpha Condé réquisitionnant le train de la banlieue intervient au moment où les Guinéens souffrent impitoyablement à cause du manque de transport urbain. Des citoyens sont arrêtés dans l’attente d’éventuels taxis, de minibus et autres taxi motos pour rallier leur lieu de travail ou leur domicile. Des heures entières d’attente. Tous les jours se ressemblent à Conakry : bouchons et rareté de transport urbain. La pluie fait le reste. En réquisitionnant aujourd’hui le train de la banlieue, Alpha Condé signe la fin d’un calvaire, du moins c’est l’espoir nourri. Le contentieux entre parties guinéenne et chinoise est acté.

Conakry-express, vieux de six ans, ne trouve toujours pas une issue négociée entre les partenaires chinois et le gouvernement guinéen. Depuis de longs mois, les usagers du train de la banlieue souffrent et accroissent les bouchons. Au niveau du gouvernement, les deux ministres des Finances et des Transports s’activent pour dénouer la crise. Reste qu’il n y a même pas d’ateliers de réparation des pannes. Il y a de longs mois, le même Alpha Condé avait demandé au gouvernement de « diligenter les négociations avec la société chinoise exploitant le train Conakry-express en vue de la reprise du transport urbain. » Mais jusqu’à hier vendredi aucune issue.Il reste que Conakry-Express exige à ce que l’Etat injecte quelque 85 millions de dollars. Ce montant est avancé par le ministre, champion des annonces (OyéGuilavogui).

Hérité de la transition, à travers Maturin Bangoura, alors ministre des transports, ce train dont un capital est détenu par la partie chinoise, l’autre par la Guinée, est en cessation de paiement. Les pièces, le traitement des travailleurs et autres deviennent intenables. D’où l’arrêt enregistré depuis des mois. La partie chinoise campe sur sa position. Alpha Condé, lui va au contentieux. Pourvu que le train redémarre.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

 

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