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L’Etat envisage l’extinction des Universités privées (Rapport exclusif)

L’Etat envisage l’extinction des Universités privées (Rapport exclusif)

L’Extinction ! Ce terme qui consiste à supprimer tout bonnement l’enseignement privé en Guinée est bien choisi sans le rapport produit récemment par la Commission nationale de réflexion sur l’éducation. On se demandait en effet pourquoi l’Etat s’acharne sur les Universités privées qui forment pour autant chaque année des centaines d’étudiants guinéens et étrangers.

Avec ce rapport exclusif dont nous disposons une bonne partie, on en sait un peu plus : l’Etat veut tout simplement procéder à l’extinction pure et simple des Universités privées. Ce n’est pas un canular. Les étudiants peuvent déjà imaginer le scénario catastrophe. Ainsi en a décidé la Commission nationale de réflexion sur l’Education, dans son rapport en page 4 que Kababachir.com dissèque avec autant de minutie.

Ce rapport explosif indique en son point concernant l’accès, qu’il faut « Procéder à l’extinction progressive des Institutions privées de formation des personnels de la santé et de l’éducation (professionnel et supérieur) en raison du caractère public et régalien de la santé de la population et de l’éducation des enfants. Les Institutions de formation des personnels de l’éducation et de la santé doivent être le monopole exclusif de l’Etat. »

Ce n’est pas tout. Le même rapport recommande à l’Etat de « réduire progressivement l’orientation des élèves bacheliers vers les Universités privées pendant les trois prochaines années. » Déjà, la filière Médecine dans le privé a été interdite et ce pendant des années. Le ton est donc donné. Cette mesure du gouvernement provoque des trous béants au sein des Universités privées. Comme si cela ne suffisait pas, la Commission nationale de réflexion sur l’Education veut que l’Etat réexamine l’octroi des bourses d’entretien…

On comprendra donc aisément pourquoi toutes les agitations du ministre Yéro Baldé. Il ne fait qu’appliquer ce qui figure dans le rapport de réflexion. Certainement avec un peu d’excès de zèle et de propagande.

Nous y reviendrons

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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