LES MULTINATIONALES À LA CONQUÊTE DES TERRES AGRICOLES AFRICAINES

Depuis quelques années, on constate que certains pays occidentaux à cause de l’explosion démographique ou de la sécheresse n’arrivent plus à satisfaire les besoins alimentaires de leurs populations. Ils vont donc à la conquête des terres étrangères.

Une fois de plus l’Afrique se révèle être la cible la plus accessible.

De la terre à l’usine, l’Afrique se défait du premier facteur de développement qu’est l’agriculture. Les entreprises étrangères à la recherche de terres fertiles envahissent le continent noir, pourvu de milliers d’hectares favorables à la culture et s’accaparent les surfaces cultivables. Les autochtones, cultivateurs, sont délogés et désœuvrés. La production, même vivrière, passe désormais dans les mains des étrangers.

Un peu partout en Afrique, les agriculteurs étrangers s’installent, les états africains au lieu d’investir dans l’agriculture, vendent des hectares à ces entreprises qui font des cultures industrielles et tuent le marché national. Leurs produits coûtent moins cher et volent la vedette à la production locale.

Les ouvriers, une main d’œuvre africaine contrainte de travailler chez les étrangers pour survivre, sont mal traités, des salaires dérisoires, aucun contrat de travail, pas d’assistance sanitaire. Par contre les ouvriers expatriés sont traités comme des rois et non comme des migrants envahisseurs.

Des dirigeants africains livrent le continent pour de soit-disant coopérations qui ne visent que leurs propres intérêts. Les matières premières, les usines de production, les importations exagérées de produits de niche qui étouffent le marché local, la sécurité nationale confiée aux étrangers, l’expression linguistique tournée vers l’extérieur, la culture qui se substitue aux cultures étrangères sont tant de maux auxquels s’ajoutent la vente des bonnes terres aux étrangers.

Et lorsque les terres habitables se feront rares, les africains, où iront-ils ?

Certains pays comme l’Afrique du Sud, le Zimbabwe de Mugabe où les blancs se sont depuis l’esclavage appropriés des domaines cultivables, ont compris qu’il faut une réforme rigoureuse qui permettent aux africains d’exploiter les terres au même titre que ces blancs.

DUNAMIS ADJIGO

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