Les confidences de Dalein : « Il est difficile de gérer un parti politique »

Accusé d’être à l’origine de la division au sein de l’opposition, Cellou Dalein Diallo répond à ses détracteurs.

Le Chef de file de l’opposition guinéenne, qui s’exprimait jeudi  dans l’émission les « Grandes Gueules » chez nos confrères d’Espace fm, rappelle qu’il n’a pas les moyens pour retenir quelqu’un dans l’opposition :

« Nous sommes dans l’opposition, nous dénonçons tout ce qui arrive et qui est contraire à la loi et aux intérêts du peuple de Guinée. A l’UFDG, notre position est claire. Nous dénonçons les abus du pouvoir, nous dénonçons la violation de la loi, nous dénonçons la fraude électorale, nous dénonçons  la mauvaise gouvernance.

Maintenant, chaque parti est libre d’aller à la soupe chaque parti est autonome. Je ne peux pas retenir un parti dans l’opposition. Un parti est autonome, il prend positon en fonction de ses intérêts ou de ses convictions. Mais malheureusement c’est pour ses intérêts à court terme, pour ses avantages matériels, pour des positions administratives que les gens se décident et non pour la défense des valeurs que nous avions décidé de défendre ensemble au sein de l’opposition. », regrette Cellou Dalein Diallo.

Et le Chef de file de l’opposition de faire des révélations sur les difficultés de gérer une formation politique: « Gérer un parti politique dans l’opposition c’est difficile. Il  y a des gens parfois ils cherchent des solutions. M. Alpha Condé est là vigilant. On cherche des prétextes pour aller à la soupe. C’est le Chef de file de l’opposition qui est invivable.

Entretien un parti politique de l’opposition pendant de longues années n’est pas une chose aisée. Il faut des moyens, il faut de souffle et le pouvoir profite de ça pour chercher à récupérer certains pour me refaire. J’ai discuté avec un cadre de partir à la mouvance. Il dit je n’ai plus les moyens de continuer avec toi dans l’opposition. Je dis non écoute, nous sommes là pour défendre des valeurs ; Il dit si tu peux défendre des valeurs mais c’est si tu as quelque chose dans la poche. Il dit tous les malades de ton parti viennent chez toi, tu ne peux rien faire et moi mon électorat, il est plus fragile que tien », révèle-t-il.

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

 

 

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