Le SLECG a-t-il refusé la trêve sociale pour Alpha Condé ?

Ceux qui applaudissent à cause du refus des syndicalistes à observer une trêve sociale telle que demandé par Alpha Condé risquent d’être déçus. En cause : Tibou Kamara vient d’apporter un semblant de démenti.

Extrait : « M. Aboubacar Soumah n’a pas rejeté l’idée d’une trêve sociale mais a réitéré leurs revendications légitimes. Je pense que la discussion que nous avons amorcée a contribué, si ce n’est pas apporter des solutions, mais a quand même créé les conditions du dialogue et de la confiance parce que souvenons-nous d’où nous venons. Déjà que le Chef de l’Etat a reçu, en personne, l’équipe de M. Soumah, pour écouter leur desiderata, pour moi, c’est un acte de bonne volonté et une ouverture vers une solution. Ensuite, il a été rétabli dans ses droits. Un point inscrit sur les deux jugés non-négociables dans la plateforme qui nous a été présentée. Mais aujourd’hui, ce point-là a été satisfait. »

Pourtant, le SLECG était catégorique : « Nous avons suivi le discours du chef de l’État qui nous demande une trêve sociale mais la trêve sociale ne se demande pas en période de crise. Nous avons des revendications qui perdurent depuis très longtemps, nous avons le paiement des 30% de la valeur monétaire des points d’indice avec effet rétroactif. Cette revendication est un droit qui nous a été confisqué par le gouvernement, nous avons la situation des frais de base à 8 millions GNF. C’est lorsqu’on a trouvé une solution à ces deux problèmes-là que nous pourrons envisager un arrêt de la grève, avant cela nous ne pouvons pas. Il faudrait que l’état satisfasse d’abord ces revendications avant de demander une trêve. Nous ne saurons nous résigner tout le temps. »

Tibou veut-il donc créer de l’amalgame où il n’y en a pas ? Les syndicalistes restent, eux, sereins derrière leurs exigences.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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