Le RPG plaide pour le respect des Institutions

Le parti au pouvoir – le RPG – est certainement le ventre mou du respect des Institutions en Guinée. Mais, il plaide pour accorder davantage du respect et de la considération au socle de la République.

« Il faut que l’on apprenne à respecter nos institutions et à respecter leur fonctionnement. Je n’étais pas dans le pays, mais il y a neuf membres à la Cour Constitutionnelle, tous les arrêts de cette Cour se font par vote et par la majorité. Je ne connais pas très bien le dossier, mais quand j’apprends que huit conseillers votent dans un sens contre le Président », se lâche Damaro Camara, comme pour donner raison au décret validant l’éviction de Kélèfa Sall.

Selon le député de la majorité, « On a appris à ne pas respecter nos institutions. Mais quand les institutions vont dans le sens qu’on veut, on ne réagit pas. Quand elles vont dans le sens contraire, on réagit. Je ne vais pas faire de comparaison, mais je ne vois pas en quoi un parti politique ou un leader de parti politique ou la société civile pourrait prendre position dans un sens comme dans un autre pour les décisions de la Cour Constitutionnelle. » Et de rappeler : « Nous avons vu après les élections communales, malgré que la Loi disait que les arrêts des tribunaux étaient sans appel, une partie de la classe politique a contesté. Nous voyons encore en ce qui concerne les décisions de la Cour Constitutionnelle, les politiques sont les premiers à contester. »

Damaro Camara ne veut plus voir la tête de Kélèfa : «  Je crains qu’on ne soit en train de préparer les esprits à la contestation d’une quelconque décision plus tard de cette Cour Constitutionnelle, pour une raison ou pour une autre dans la vie politique du pays. » Le Balai citoyen, les leaders de l’opposition ainsi que les activistes de la société civile et autres magistrats risquent de rougir…

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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