Le régime doit craindre les mouvements sociaux !

Les marches politiques sont suspendues à près de cent morts en sept ans de gestion d’Alpha Condé. De ce côté-ci, le pouvoir dort tranquille. Certains leaders politiques sont décapités. Des formations politiques avalées. Des présidents de partis d’opposition miroités de postes et d’avantages.

Difficile donc pour eux d’empêcher le locataire de Sékhoutouréya de mener son bateau ivre, sans condition, sans contraintes. Ce dont il faut craindre aujourd’hui, c’est bien ces mouvements répétitifs au niveau de l’éduction, des populations abritant les sociétés minières. Avec amateurisme et mépris, le pouvoir pense trouver solution aux problèmes posés. Ou, maladroitement, on cherche des bouc émissaires au sein de l’opposition, laquelle est aujourd’hui loin d’être dans la meilleure de ses formes, à cause des dissensions internes dues pour l’essentiel à un malaise lié à la gestion trop personnelles des 500 millions GNF octroyés au chef de file de l’opposition.

En faisant ainsi amalgame entre le social et le politique, le gouvernement est loin de sortir des crises. Le social doit trouver une solution sociale, pas politique, militaire, etc. Le politique aussi doit trouver des solutions politiques. Un banal mélange de genres pourrait compromettre dangereusement la paix sociale. Déjà, le tissu social est presque en lambeaux. La pauvreté s’accroit. L’impunité est admise comme devise. Les détournements vont avec. Pendant ce temps, des clairons tirent à bout portant sur la paix. BantamaSow, Malick Sankhon, Damaro Camara, Hady Barry, Aly Nabé et les autres enfoncent tous les jours Alpha Condé, leur bienfaiteur commun.

Le pays est sur un baril de poudre. Si rien n’est fait, des implosions ne sont pas loin. Or, on voit clairement que le gouvernement porte peu d’attention sur ces mouvements sociaux. Ceux-ci peuvent pour autant éjecter Alpha Condé et faciliter l’avènement d’une nouvelle ère. Trop de frustrations dues aux fausses promesses, au dénuement littéral des jeunes. Comme quoi, ni le mépris, ni déni ne sauraient apporter la paix et la quiétude sociales en Guinée. Attention donc !

Jeanne Fofana, Kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.