Le processus de mise en place du conseil communal de Kankan bloqué : A qui la faute ?

A Kankan, l’installation des élus locaux qui peine à être effective est au centre des débats depuis la récente manifestation des jeunes le lundi passé. L’administration et les partis politiques se rejettent la responsabilité de ce blocage politico-administrative.

Alors que presque tout le monde pense que, l’élection du bureau exécutif communal à est pris en otage par le RPG. Faux rétorque Taliby Dabo, directeur de campagne et membre très influent de la coordination régionale de la mouvance présidentielle.

« En ce qui nous concerne au RPG Arc-en-ciel, on est tout à fait prêt. Il n’y a aucun problème chez nous. Nous on ne peut que désigner nos candidats pour l’élection. Mais le préfet n’a pas besoin d’attendre l’avis d’une formation politique avant de programmer l’élection. Alors le problème se situe bel et bien au niveau de l’administration. C’est à l’administration d’inviter les conseillers à l’installation» a-t-il indiqué.

Mais pour le Préfet, qui doit présider le scrutin, la responsabilité est partagée entre les différents partis politiques engagés dans ce processus. A en croire Aziz Diop, les 41 conseillers communaux élus de Kankan ne s’entendent pas.

« A partir du moment où on est conseiller, on ne représente plus un quelconque parti politique. Mais chez nous, les 41 conseillers sur lesquelles, la population a placé sa confiance, ne s’entendent guère. Il n’y a pas de consensus pour la mise en place du bureau »  s’est-il défendu.

Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG à Kankan, ne partage pas non plus ce point de vue du préfet.

« Qu’un préfet se hasarde à dire que c’est les 41 conseillers qui ne s’entendent pas, il a dérouté, il a raté la réalité. Nous sommes allés voir le voir, pour dénoncer le RPG, qui a pris tout Kankan en otage. Vraiment c’est grave. Mais bref, la faute fondamentale, c’est bien ce préfet, c’est Bouréma Condé et c’est aussi plus loin, le président de la république ». A-t-il asséné.

Devant cet imbroglio politique, les citoyens se demandent à quand l’installation des futurs locataires de la mairie ?

CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com à Kankan.

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