Le Parlement rempile: risques de désintégration de l’opposition

Qu’on réfléchisse ou qu’on consulte avant de siéger ou pas, le BL quant à lui est sans fioritures. FayaMilimono l’a dit et l’a réaffirmé sans cesse.

Et à qui veut l’entendre : « Je ne crois même pas qu’on soit en train de réfléchir. C’était à dire qu’on est en train d’être mené en bateau. Alpha est dans son agenda, il pose des actes et puis on suit. Tout député de l’opposition qui va continuer à siéger va exposer son parti à l’isolement parce que nous ne coopérerons pas avec de gens qui banalisent la Constitution guinéenne ».

Cette sortie du leader du Bloc libéral en dit long sur ce qui pourrait advenir à l’opposition, notamment l’UFR et l’UFDG, les deux formations politiques d’opposition. Il y a donc un gros risque de désintégration de l’opposition si on n’y prend garde. Après tout, de l’avis de FayaMilimono aujourd’hui on est dans la crise et « C’est fait exprès. C’est des petits calculs politiciens » que de proroger le mandat des députés.

Et de regretter : « On devait entendre de la Cour constitutionnelle que le président était exposé à une accusation de haute trahison parce que le principe constitutionnel de la régularité des élections n’aura pas été respecté. Ce qui est grave ce que même du côté de l’opposition on s’y accommode», peste-il dans la presse locale. Il rappelle au passage : « La Constitution n’a prévu des questions de prorogation que dans une situation de calamité naturelle, de guerre ou de rébellion. Or, nous ne sommes pas dans ces cas-là. C’est juste un refus de respect de la Constitution. Mais il faut comprendre que le BL ne coopérera pas avec ceux qui sont en train de se battre uniquement pour leur intérêt personnel. »

A bon entendeur salut.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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