Le gouvernement se moque des Guinéens

Il augmente unilatéralement le prix du carburant à la pompe. Ce qui, de facto entraîne la flambée généralisée des prix des denrées de première nécessité ainsi que tous les autres articles sur les marchés locaux. Le prix du gombo va monter, le prix des mangues autant. Même les articles issus des usines (déjà fonctionnelles) du président Alpha Condé vont flamber inexorablement.

Comme mesures d’accompagnement, le gouvernement, à travers Amara Somparé, le ministre de l’information et de la Communication soumet aux Guinéens- tenez-vous bien – la relance du train « Conakry Express » cette semaine même et la mise en circulation d’ici à la fin de ce mois, d’une quarantaine de bus de transport public pour Conakry et ses environs. Pour mieux distraire l’opinion déjà sérieusement sonnée par la galère noire, le ministre évoque des chiffres : un manque à gagner de 100 milliards GNF par mois. Entre octobre 2017 et juin 2018, l’Etat a enregistré un manque à gagner de 700 milliards GNF. Le citoyen lambda s’en fou de ces chiffres.

C’est pourquoi la société civile demande entre autres au gouvernement : la réduction immédiate du prix du carburant à la pompe à huit mille francs (8000) le litre; l’ouverture dans les 24 heures d’un dialogue avec les centrales syndicales et les organisations sociales impliquées dans la crise ; la matérialisation des intentions de lutte contre la corruption et des biens mal acquis à travers des mesures urgentes, transparentes et pragmatiques. Parallèlement à ces mesures, il a été demandé aux acteurs sociaux de renforcer la convergence d’idée entre différentes dynamiques, en vue d’une coordination intégrée et d’une synergie effective pour éviter une situation d’usure et de lassitude des citoyens. A côté de cela, il est question d’améliorer et coordonner la communication pour permettre aux citoyens de mieux comprendre les raisons de cette revendication sociale en vue d’éviter des récupérations ou des déplacements de la situation ainsi que des actes de violences et de vandalisme. Une mer à boire…

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

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