Labé : Les raisons qui ont poussé certains citoyens à ignorer les journées “ville morte”

Pour la première, le mot d’ordre de journée “ville morte” lancé par l’opposition guinéenne les 30 et 31 mars 2016 n’a été suivi que par endroit dans le bastion du chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo président de l’UFDG.

Le premier jour, Ibrahima Sory Camara cordonnier de profession y était : « Les grands magasins sont fermés, mais les étalagistes poursuivaient leur vente aux alentours du marché parce que la plupart des gens, aujourd’hui, n’ont pas les moyens afin de pouvoir suivre la grève ».

Quant à Diallo Aboubacar conducteur de taxi moto explique les raisons qui l’ont poussé à ignorer le mot d’ordre : « Comme je suis élève, je suis venu chercher un peu d’argent pour avoir les moyens de transport pour que je puisse aller à l’école sinon j’allais rester à la maison ».

Plus loin, cet autre aborde dans le même sens : « Nous n’avons pas participé à la ville morte parce que nous n’avons pas aimé ce que les syndicalistes nous ont fait subir la dernière fois lorsqu’ils nous ont demandé d’arrêter nos activités sans pour autant qu’il y ait aboutissement. Cette fois-ci, l’opposition demande de faire la même chose, mais nous ne sommes pas d’accord, car nous savons déjà qu’il n’y aura rien de positif ».

Sally Bilaly Sow, correspondant kabanews à Labé

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.